Agence de Presse de l'Amérique Latine

Le ministre de la Culture défend le développement humain comme une priorité à Cuba

Par Luisa Maria Gonzalez

Bruxelles, 10 octobre (Prensa Latina) Le ministre de la Culture de Cuba, Abel Prieto, a aujourd'hui défendu le développement humain comme une priorité de l'actualisation du modèle économique et social de la nation caribéenne, raison pour laquelle la culture représente un axe central.

« Dans notre modèle, le progrès et la prospérité durable incluent un concept de croissance associé au plein développement de l'être humain », a-t-il déclaré en réponse à une question de Prensa Latina au cours d'un échange avec des médias de communication au Club de la Presse de Bruxelles.

Le titulaire se trouve en Belgique, sur invitation de membres du Parlement Européen, pour satisfaire un agenda de réunions au sein de cet organe législatif, ainsi que pour participer à une journée d'activités célébrant la culture de la nation caribéenne.

Selon ses propres déclarations, « à Cuba, nous devons mener une bataille pour les concepts de développement et de croissance, puisque le néolibéralisme a transformer en dogme l'idée qu'ils ne se mesurent qu'en termes d'indicateurs et de statistiques ».

« Cependant, ces chiffres occultent de nombreuses cruautés, car dans le fond le néolibéralisme voit l'être humain comme une statistique, un chiffres, et c'est là que se cache un abîme de désolation et de détresse », a-t-il ajouté.

« À l'inverse de cette tendance, nous devons placer l'être humain au centre, et cela est une question culturelle qui passe par le fait de construire une société dans laquelle la consommation ne soit pas la protagoniste », a-t-il souligné.

Le titulaire a assuré que « Cuba travaille pour créer des conditions de vie dignes pour tous, pour éviter, dans la mesure du possible et par le biais de l'éducation, la culture, les moyens de communication et la famille, que la marque d'un objet ne se convertisse en un bonheur dans la vie des gens ».

« Le rôle de la culture est là, dans le fait de comprendre dans quelle direction nous souhaitons aller. Le bonheur, tel que nous le concevons, a beaucoup à voir avec le fait d'avoir un projet de vie collectif », a-t-il assuré avant d'ajouter que « la culture est un composant indispensable du sens de la vie qu'ont les personnes ».

Lors de l'échange avec les journalistes, le ministre a commenté le fait que « Cuba se trouve dans un moment complexe, dans lequel se combinent des facteurs comme le passage dévastateur de l'ouragan Irma et les plus récentes déclarations du gouvernement des États-Unis qui contiennent un message d'hostilité, d'arrogance et d’agressivité ».

« C'est un ensemble de facteurs qui nous obligent à continuer de promouvoir notre culture comme une culture de résistance », a-t-il conclu.

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