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L'intolérance et le racisme marquent la fin de la campagne de l'opposition vénézuélienne

Par Livia Rodriguez Delis

Caracas, 11 octobre (Prensa Latina) Des accusations d’intolérance et de racisme, tenues au sein même de l'opposition, marquent aujourd'hui la fin de la campagne des candidats de l'auto-dénommée Table de l'Unité Démocratique (MUD) pour les élections régionales de ce 15 octobre au Venezuela.


Sur le réseau social Twitter, Nitu Perez, fille de l'un des fondateurs du parti Comité d'Organisation Politique Électorale Indépendante (Copei), a qualifié Henry Ramos Allup, du parti Action Démocratique (AD), de « nouveau Hitler » suite à ses constantes menaces contre les opposants au gouvernement qui ne désirent pas voter lors de ces élections.

« Sans être arrivé au pouvoir ils veulent déjà montrer du doigt et marquer ceux qui ne veulent pas voter. Qu'est-ce qu'il en sera s'il y arrive ? Un Hitler ? », a-t-elle twitté en référence au niveau de violence élevé du discours de Ramos Allup à l'encontre de ceux qui encouragent l'abstention. Selon la presse vénézuélienne, ils ne sont que des opposants déçus par la MUD.

Selon des médias alternatifs, comme beaucoup de partisans de la MUD, Nitu Perez et Esteban Gerbasi, un autre analyste de droite, ont manifesté leur mécontentement pour les fausses promesses de la Table, ainsi qu'envers le président d'Action Démocratique, Ramos Allup lui même, et ses appels à voter le 15 octobre prochain lors des régionales.

À ce sujet, des experts ont jugé que, même si leur souhait est de renverser le président démocratiquement élu Nicolas Maduro, Perez et Gerbasi savent que la participation de l'opposition lors des scrutins régionaux renforce politiquement la Révolution Bolivarienne et les pouvoirs publics, y compris l'Assemblée Nationale Constituante (ANC).

Cependant, selon la presse nationale, Allup est conscient qu'une absence d'électeurs d'opposition lors de la journée démocratique de dimanche prochain contribuera à la défaite de la droite déjà annoncée aux élections des 23 gouverneurs.

D'autre part, la journaliste d'extrême-droite Patricia Poleo, résidente à Miami, a diffusé une conversation, d'un caractère raciste notoire, qu'ont eu, par le biais de WatsApp, le candidat au poste de gouverneur de l'État de Miranda, Carlos Ocariz, et Adriana D'Elia, députée de Primero Justicia (La Justice d'Abord).

Lors de son programme, la communicante a considéré d' « inacceptables » les termes discriminatoires par lesquels Oscariz et D'Elia font référence durant leur échange aux noirs et aux citoyens colombiens qui résident dans la région de Miranda.

« Je n'appelle pas à voter pour le candidat du Gouvernement. Mais voter pour ce type dont le comportement est celui-ci. Moi je ne vote pas pour un prétendu leader qui méprise les noirs et les colombiens », s'est-elle exprimée.

La journaliste d'opposition a également publié les messages échangés entre Oscariz et D'Elia à la suite d'une visite de campagne dans les communautés de Mesuca et La Dolorita, situées dans la commune de Sucre, et dont les textes montrent le mépris qu'ils ont envers ces personnes qui ne les intéressent que pour leur vote en faveur de la MUD.

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