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La justice française donne le feu vert à l'extradition d'un ancien homme politique argentin

Paris, 25 mai (Prensa Latina) En rejetant le recours en appel présenté par le défendant, la justice française a aujourd'hui avalisé l'extradition vers l'Argentine de l'ancien policier Mario Sandoval, accusé dans son pays de crimes contre l'humanité.


La Cours de Cassation de Paris a refusé la pétition de la défense et a ainsi accordé son aval à l'extradition, mettant ainsi fin à une affaire qui dure depuis des années et qui est passée par les diverses instances de la justice française.

Ce rejet en appel de jeudi était le dernier recours de Sandoval qui attend maintenant l'ordre d'exécution du gouvernement français.

La représentante légale de l'Argentine, Sophie Thonon-Wesfreid, s'est félicitée de la décision du tribunal et s'est dite confiante en la coopération des autorités françaises pour éviter que l'accusé ne prenne la fuite.

Depuis 2012, Buenos Aires réclame l'extradition de Sandovalen relation avec l'affaire Hernan Abriata, un étudiant en architecture, bien que la justice argentine soupçonne aussi l'accusé d'être impliqué  dans plus de 500 cas de séquestration, tortures et assassinats durant la dictature.

D'après les informations rendues publiques, les autorités argentinesdisposent de témoignages impliquant Sandoval dans l'affaire de l'étudiant en architecture disparu le 30 octobre 1976 et retenu prisonnier à l'Ecole de la Mécanique Armée.

Pendant les années de dictature, ce lieu fut utilisé comme centre clandestin de détention, de torture et d'extermination par lequel passèrent plus de 5000 détenus.

Sandoval habite en France depuis 1985. Il a la nationalité française depuis 1997 mais son extradition est possible car, à l'époque des faits, il n'était pas citoyen français.

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