Agence de Presse de l'Amérique Latine

Les journalistes mexicains dénoncent l'augmentation des agressions à leur encontre

México, 18 juillet (Prensa Latina) Dans une lettre ouverte au Gouvernent Fédéral, les journalistes ont fait savoir que le nombre des agressions contre les membres de leur profession -la plupart dans l'exercice de leur fonction- a augmenté de manière très importante, notamment dans l'État de Mexico.


La lettre, qui  a été publiée dans nombreux médias, exige que les autorités compétentes prennent au plus vite les mesures nécessaires pour remettre les choses en ordre, étant donné qu'un grand pourcentage de ces agressions sont dues à des fonctionnaires et à des agents de sûreté, parfois même en uniforme.

Il est inadmissible que les représentants de l'autorité chargés d'empêcher les délits, de faire appliquer et d'administrer la justice puissent se permettre ce type d'agressions et de graves infractions à la loi.

Cette lettre détaille les faits, dates, lieux et type d’agressions commises sur des journalistes, comme, par exemple, l'agression du 10 février à Nezahualcoyotl où trois photographes ont été agressés par la police.

Ou bien le 7 juin, lorsque Claudia Baptisto a été menacé de mort, ou encore le 17 juin lorsque le reporter du Journal de la chaine 6, Oswaldo Müller, et son cameraman, ont été agressés par la police,toujours à Nezahualcoyotl, alors qu'ils étaient en direct.

La liste des agressions est abondante et, dans chacun de ces cas, ni le Gouvernement de l'État de Mexico, ni les autorités municipales n'y ont prêté la moindre attention. Selon la lettre, il y a tant d'agressions, d'assassinats et de disparitions que la profession est constamment en deuil.

Il faut à tout prix que, grâce à l'engagement des autorités aux trois niveaux de Gouvernement, on soit en mesure d'accompagner les organisations de journalistes de l'État de Mexico et du reste du pays, afin d'éradiquer définitivement ce grave phénomène de violence touchant la profession.

Il faut en finir avec les crimes contre la liberté de la presse, contre la liberté d'expression et le droit de toute société à être bien informée dans les meilleurs délais, peut-on lire sur cette lettre.

D'autre part, la Fédération des Associations de Journalistes Mexicains, le Collège National des Journalistes Professionnels, le Club Premier Plan, la Fédération Latino-Américaine de Journalistes et toutes les autres organisations de la profession se sont jointes aux demandes de leurs collègues de l'État de Mexico.

Dans une déclaration de soutien à cette lettre, toutes ces organisations ont lancé un appel aux autorités fédérales  et à tous les États du pays pour qu'ils mettent en place et renforcent les protocoles garantissant le libre exercice du journalisme et octroient les garanties et sécurités nécessaires à l'exercice de la profession.

Cette dernière déclaration a été signée par de nombreux dirigeants du journalisme mexicain, parmi lesquels la professeure et journaliste émérite Consuelo EguíaTonella, le professeur TeodoroRaúlRenteria Villa, le dirigeant journaliste Luis Uribe Ortega  et l'écrivain et docteur Honoris Causa TeodoroRenteriaArróyave.

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