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Cuba résiste, avance et triomphe face à la cupidité des États-Unis

Par Marta Denis Valle*

La Havane, 18 juillet (Prensa Latina) La volonté du peuple cubain, ferme dans la défense de sa patrie et de sa révolution, se renforce malgré les agressions humaines et économiques de Washington depuis plus de six décennies et les nouvelles menaces.


La victoire révolutionnaire du 1er janvier 1959 a constitué une défaite politique humiliante pour les États-Unis en tant que grande puissance impérialiste et, depuis lors, les pouvoirs de cette nation n’ont jamais cessé leurs efforts pour reconquérir le pays caribéen et rétablir la domination néocoloniale.

La Maison Blanche n’a jamais admis que ce jour-là, l’histoire de la République néocoloniale était terminée et  a rapidement commencé à mener des opérations clandestines contre Cuba, y compris des attaquespirates aériennes et navales, des sabotages et un soutien direct aux groupes contre-révolutionnaires.

Le renforcement du blocus économique-imposé en 1962- par l’activation récente du titre III de la loi Helms-Burton (adoptée le 12 mars 1996), vise à ce que le peuple cubain se rende par la faim et les nécessités.

En 1999, la société civile cubaine a placé les États-Unis sur le banc des accusés, en son absence, pour la mort de trois mille 478 personnes et la violation de l’intégrité physique de plus de deux mille personnes à cause des actions terroristes commises pendant quarante ans contre le peuple cubain.

Le procès a eu lieu au Tribunal Provincial Populaire de la ville de La Havane, qui a reconnu le gouvernement étasunien coupable et sanctionné le versement de 181,1 milliards de dollars de dommages-intérêts et une rétractation publique. Ce qui n´a pas eu lieu.

La Central Intelligence Agency (CIA) a parrainé quelque 300 organisations contre-révolutionnaires et l’invasion de la  Brigade 2506 (du 17 au 19 avril 1961), composée de plus d’un millier de mercenaires, qui ont débarqué dans la baie des Cochons, Ciénega de Zapata, au sud de la province de Matanzas.

Les déclarations et les preuves concernant la destruction en plein vol de l’avion civil CUT-1201 de Cubana de Aviación, le 6 octobre 1976, avec 73 passagers et membres d’équipage à bord, y compris les 25 membres de l’équipe d´escrime des jeunes cubains, tout juste vainqueur du Championnat d’Amérique Centrale et des Caraïbes.

Le sabotage du bateau français La coubre, sur un quai de la Havane, le 4 mars 1960, a également été un événement déchirant qui a fait 46 morts et 241 blessés.

Le terrorisme contre Cuba, outre le nombre élevé de morts causées par de nombreux sabotages et attentats de diverses natures, a provoqué des dommages matériels considérables à la production économique, aux écoles et aux usines, aux hôtels et autres installations, dans le pays et à l’étranger.

LA CUPIDITÉ DES GOUVERNEMENTS ÉTASUNIENS

Lorsque les Cubains ont mené leurs guerres pour l’indépendance, les États-Unis ne les ont jamais officiellement soutenus, estimant inopportun de reconnaître la belligérance de la République en Armes.

José Martí (1853-1895), organisateur de la dernière guerre d’indépendance contre l’Espagne, avait de puissantes raisons à l´encontre de l’empire du Nord.

Ses craintes sont devenues réalité et la mort au combat l’a privé -comme il l’a écrit dans une lettre inachevée à son ami mexicain Manuel Mercado- d’empêcher à temps, avec l’indépendance de Cuba, que les États-Unis ne s´étendent dans les Antilles et ne tombent avec force sur nos terres d´Amérique.

L’intervention militaire américaine : dans la guerre et ses terribles conséquences, a confirmé les idées visionnaires du Héros National.

Après la mort de Martí, Tomas Estrada Palma a occupé le poste de délégué du Parti Révolutionnaire Cubain à New York et d’agent général de la République en Armes à l’étranger, et a facilité les plans de Washington.

D’un seul coup, les intrus ont ignoré le droit des Cubains à leur indépendance et à leur souveraineté absolues, après 30 ans de lutte, d’efforts et de sacrifices.

Longtemps avant que la nation cubaine n’existe en tant que telle, et que les États-Unis n´acquièrent le pouvoir de soutenir leurs ambitions, la cupidité étasunienne était déjà à l´affût concernant la plus grande île des Antilles.

La perspective de l’annexion a été présente dans les débats gouvernementaux en 1822 et 1823, comme l’a écrit John Quincy Adams dans son Journal, qui était à l’époque secrétaire d’État du Président James Monroe et peu après mandataire des États-Unis.

Dans ses instructions à Hugh Nelson (nouveau ministre en Espagne, en 1823), Adams a exposé ce qu’on a appelé la 'théorie des fruits mûrs', reposant sur un fatalisme géographique qui obligerait tôt ou tard l’archipel cubain à rejoindre les États-Unis.

* Historienne, journaliste et collaboratrice de Prensa Latina.

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