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Le Venezuela dénonce le silence médiatique au sujet des agressions des États-Unis

Caracas, 6 août (Prensa Latina) La vice-présidente du Venezuela, Delcy Rodriguez, a dénoncé hier le silence des corporations médiatiques internationales concernant les plans avoués de déstabilisation fomentés depuis les États-Unis.

Par le biais du réseau social Twitter, la vice-présidente a condamné les récentes déclarations de membres du Congrès étasunien sur l’échec de la stratégie de Washington visant à provoquer un changement de régime dans la nation sud-américaine.

'Les corporations de la communication taisent ce qui serait un scandale dans le monde : la confession haute et claire du coup d’État organisé par les États-Unis contre le Venezuela, ses plans échoués de déstabilisation, une tentative d´assassinat déjouée, l’imposition d’un criminel comme faux président', a manifesté Rodriguez sur le réseau social Twitter.

Le fonctionnaire désigné par la Maison Blanche pour le Venezuela, Elliot Abrams, s’est présenté la veille devant la commission des Affaires Étrangères du Sénat étasunien, où il a été sévèrement critiqué par des membres républicains et démocrates du Congrès pour l’échec des plans visant à renverser Nicolas Maduro, selon des propres articles parus dans la presse.

Le sénateur démocrate Chris Murphy a souligné que la politique des États-Unis envers le pays d’Amérique du Sud 'a été un désastre absolu', en questionnant la décision de soutenir le président autoproclamé en charge du pays, Juan Guaidó, et en reconnaissant en outre la responsabilité de Washington dans la tentative avortée de coup d’État du 30 avril 2019.

Intervenant devant ladite commission, Elliot Abrams a assuré que l’administration étasunienne de Donald Trump continuait 'à travailler dur' pour sortir cette année du pouvoir le mandataire vénézuélien légitime, Nicolás Maduro.

« Depuis 2019 Abrams et ses acolytes ont développé une stratégie de putsch illégale et un blocus criminel contre le Venezuela. Aujourd’hui les faucons sont en sortie, en phase terminale. (...) Un empire de papier décadent », a écrit à ce sujet le chancelier Jorge Arreaza sur le réseau social Twitter.

Depuis janvier 2019, les États-Unis ont intensifié leur politique hostile à l’égard du Venezuela, après avoir exprimé leur soutien au président autoproclamé Juan Guaidó, alors titulaire du Parlement inhabilité, dans un acte d’usurpation perçu à Caracas comme une tentative de coup d’État.

Avec le soutien d’un prétendu gouvernement parallèle, Washington a renforcé l’application de mesures coercitives unilatérales et le gel des avoirs et des biens du Venezuela à l’étranger, afin de provoquer l’asphyxie économique de la nation sud-américaine pour générer un éclatement social qui conduirait à la chute de l’Exécutif bolivarien.

Des porte-paroles de l’État vénézuélien ont également dénoncé à plusieurs reprises le soutien des États-Unis à des complots de coup d’État et à des tentatives d´assassinat, tout comme à l’incursion terroriste avortée du 3 mai dernier, en provenance de Colombie.

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