Agence de Presse de l'Amérique Latine

Plans de « coup doux » contre Cuba

La Havane, 29 jan (Prensa Latina) Les actions de déstabilisation contre des entités de l’Etat cubain reprennent le scénario de « coup doux » (mécanisme d’intervention étrangère indirecte créé par la Central Intelligence Agency, CIA) conçu par les Etats-Unis, souligne aujourd’hui le quotidien Granma.

Le journal a fait une analyse des événements de mercredi dernier, quand un groupe de manifestants s’est concentré devant le Ministère de la Culture (Mincult) dans le but de créer un climat de violence et de chaos.

'La mission à accomplir, tracée à l’avance, était, par l’outrage et les actes de provocation, de contraindre, d’une certaine manière, les autorités à agir; ils cherchaient un «choc», que les tensions éclatent et que le contrôle soit perdu', rapporte le texte.

L’article explique que l’intention était d’attirer l’attention, d’utiliser les médias financés depuis l´étranger pour générer des matrices d’opinion favorables au prétendu mouvement et appeler davantage d’acteurs par le biais des réseaux sociaux.

Selon le manuel du Center for Applied Nonviolent Action and Strategies, ce dénommé « coup doux » vise à 'créer des foyers d’outrage, de violence et de chaos'.

En ce sens, Granma affirme que le fait d’assiéger les institutions gouvernementales, de semer l’angoisse, la méfiance et la peur fait partie du même scénario.

Selon le quotidien, ce qui s’est passé devant le Mincult mercredi dernier fait partie de cette stratégie de guerre 'non violente' contre Cuba, une tentative de plus pour générer le déclencheur nécessaire qui la rendra possible.

'Comme cela a été dénoncé à d’autres occasions, ce qu’ils cherchent (les Etats-Unis) est de créer les conditions pour une intervention directe à Cuba, style 1898, se présentant comme les sauveurs d’un pays dans le chaos', signale le quotidien Granma.

Le Mincult a récemment rejeté les agissements de ces manifestants, tout en réaffirmant sa volonté de dialoguer avec les créateurs honnêtes et son refus d’accepter des provocations ou de s’entretenir avec ceux qu’il considérait comme des mercenaires.

Le président de Cuba, Miguel Diaz-Canel, a également dénoncé les actions menées contre des entités de l’État dans un contexte où le pays est confronté à la politique hostile du blocus nord-américain.

'Nos ministères ne sont pas des plateformes médiatiques. Ici, on y travaille dur', a écrit le mandataire sur Twitter. Un incident similaire s’est produit en novembre de l’année dernière, lorsqu’un groupe de personnes s’est également réuni devant le siège du Ministère de la Culture, certaines encouragées par des individus et des médias payés par des agences nord-américaines, comme l’ont montré par la suite divers documents journalistiques.

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