Agence de Presse de l'Amérique Latine

Le blocus des États-Unis affecte des patients souffrant de maladies cardiaques à Cuba

Camagüey, Cuba, 15 février (Prensa Latina) Le blocus imposé par les États-Unis à Cuba porte atteinte aux soins médicaux de l’hôpital Universitaire Manuel Ascunce de cette ville, chargé de soigner les patients atteints de maladies cardiovasculaires, a déclaré son directeur adjoint Angel Miranda.

Dans des déclarations à la presse, il a expliqué les difficultés rencontrées par le personnel de l’institution qui s’attache à préserver la santé dans cette province, située à 540 kilomètres de La Havane, et de près de 800 mille habitants.

'La mise en place des stimulateurs cardiaques et autres dispositifs implantables tels que les cardio-défibrillateurs automatiques et re-synchroniseurs, est rendue difficile, surtout face à la nécessité de les acheter et de les transporter depuis des marchés éloignés en Asie et en Europe', a-t-il indiqué.

Le blocus commercial, économique et financier imposé par le gouvernement nord-américain interrompt le lien entre les deux pays, très proches géographiquement, et y compris du point de vue médical.

Le spécialiste a rappelé que les États-Unis sont la puissance la plus avancée en équipements de ce type.

Cuba dénonce de manière continue devant l’ONU les effets du blocus, qui empêche l’accès à des fournitures médicales si nécessaires, et ce y compris au milieu de l’actuelle pandémie de Covid-19 provoquée par le coronavirus SARS-Cov-2.

'Renoncer aux dispositifs mentionnés implique de ne pas avoir les moyens les plus avancés pour faire face à des maladies comme l’insuffisance cardiaque, les troubles du rythme et les arythmies ventriculaires, qui conduisent à la mort', a précisé Miranda.

Uniquement lors de l’année précédente, la Société d’importation et d’exportation de produits médicaux (Medicuba S.A.) de l´île a demandé à ses fournisseurs de mettre à jour la documentation pour assurer la continuité des relations commerciales, mais cinq sociétés nord-américaines n’ont pas pu répondre à ces sollicitations.

À cette occasion, plusieurs de ces sociétés nord-américaines ont fait savoir qu’elles devaient demander une nouvelle licence à l’Office de contrôle des avoirs étrangers des États-Unis pour envisager de nouveaux contrats.

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