Agence de Presse de l'Amérique Latine

Le Mexique s´oppose à l’accaparement de vaccins et demande de mettre fin aux injustices

Mexique, 17 février (Prensa Latina) Le Mexique a demandé aujourd’hui au Conseil de Sécurité de l’ONU d’éviter l’accaparement des vaccins contre la Covid-19 et de mettre fin à l’injustice commise envers les pays pauvres.

Lors de la séance de ce mercredi du Conseil de Sécurité, dont le Mexique est membre non permanent, le chancelier Marcelo Ebrard s´est également exprimé au nom de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (Celac) dans le but d´accélérer la livraison de vaccins à ces pays par le biais du mécanisme Covax de l’ONU.

Le chancelier a rappelé l’impact économique et social brutal de la Covid-19 pour tous, mais en particulier pour les plus vulnérables, et a déclaré que la pandémie a inversé les acquis en matière de sécurité, conflits et autres problèmes, et que les campagnes de vaccination ont été interrompues dans 45 pays.

La pandémie a touché des millions de personnes, y compris des migrants, des femmes et des enfants, et dans certains cas la violence contre les femmes dans le monde a augmenté, a-t-il déclaré.

Le Mexique estime que le seul moyen de mettre un terme à cette tragédie est la coopération et le multilatéralisme et qu´il est maintenant crucial que cela soit mis en pratique, précisant à cet égard que la CELAC est disposée à collaborer à la résolution 74 de l’ONU sur l’universalisation des vaccins.

Ebrard a réitéré l’appel de son gouvernement à renforcer les chaînes d’approvisionnement pour assurer la distribution universelle de ces antigènes, « car ce qui est fait aujourd’hui est insuffisant », et a regretté que le scénario d’accaparement prévu par le Mexique au détriment des pauvres soit confirmé.

Il a estimé que les données de l’Organisation Mondiale de la Santé sont alarmantes car les trois quarts des premières doses sont concentrées dans 10 pays riches, qui représentent 60 pour cent du produit intérieur brut mondial, et qu´il existe a des peuples qui n’ont pas reçu une seule dose.

La majorité n’a pas suffisamment accès au vaccin et il n’y a jamais eu de division si profonde qui ait fait autant de dégâts en si peu de temps, a-t-il affirmé.

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