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Le Liban demande l’aide de l’ONU pour lutter contre un désastre environnemental

Beyrouth, 8 mars (Prensa Latina) Le Liban attend toujours aujourd’hui une réponse de l’ONU sur une sollicitude visant à combattre une marée noire qui a pollué une partie de la côte sud du pays en Méditerranée orientale.

Un rapport du Conseil national de la recherche scientifique souligne l’ampleur des dégâts, qualifiant les faits de catastrophe environnementale et prévenant que la récupération pourrait prendre des années.

La pétition libanaise demande notamment aux organismes compétents de déterminer les causes de ce qui s’est passé, ainsi que le coupable pour demander réparation.

'Le Liban n’a pas la capacité de faire face seul à la catastrophe', note le texte reproduit par l’Agence nationale d´information.

Selon la députée libanaise Enaya Ezzeddine, on estime qu’environ deux tonnes de goudron ont pollué les plages méridionales du pays.

'Le processus de nettoyage sera ardu et minutieux et nécessitera le suivi et la coopération des associations locales et d´organisations non gouvernementales nationales et étrangères', a-t-il indiqué.

Une tempête récente a déversé des tonnes de cette matière noire et collante sur les plages d’Israël, puis les courants les ont amenées au Liban, et ce suite à une fuite de carburant sur un navire.

En quelques jours, la marée noire s’est étendue des côtes de la bande de Gaza, en Palestine, jusqu’à la ville libanaise méridionale de Tyr.

La zone comprend certaines des plages libanaises les mieux conservées avec un site de nidification de tortues en danger d´extinction.

Mouin Hamze, directeur du Conseil national de la recherche scientifique, a avancé que la pollution des côtes libanaises pourrait se poursuivre jusqu’à trois mois.

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