Agence de Presse de l'Amérique Latine

Les États-Unis ont fait pression sur le Brésil pour rejeter le vaccin russe Sputnik V

Brasilia, 25 mars (Prensa Latina) Un rapport du gouvernement des États-Unis, élaboré par l’administration de Donald Trump, révèle que Washington a poussé le Brésil à renoncer à acheter Sputnik-V, vaccin anti-Covid-19 développé par la Russie.

L’information est apparue dans un document du Département de la Santé et des Services Humains (HHS) des États-Unis sur les mesures prises en 2020, cité récemment par le quotidien The Washington Post et diffusé par les médias locaux.

Le portail d´information G1 assure que le HHS est responsable des Centres de Contrôle et de Prévention des Maladies et de l’Administration des Aliments et des Médicaments, organe régulateur semblable à l’Agence Nationale de Surveillance Sanitaire du Brésil.

Pendant le mandat de Trump, ledit département a été dirigé entre 2018 et 2021 par Alex Azar, un ancien cadre d’une grande société pharmaceutique qui a y compris dirigé aux États-Unis la campagne de lutte contre le coronavirus SARS-CoV-2 au début de la pandémie.

Dans la section sur les actions destinées à 'contrer les influences malignes dans les Amériques', le contenu indique que le Bureau des affaires mondiales du HHS 'a utilisé les relations diplomatiques dans la région pour atténuer les efforts de Cuba, du Venezuela et de la Russie visant à accroître leur influence dans la région aux dépens de la sécurité des États-Unis'.

Le rapport cite deux exemples de coordination avec d’autres agences du gouvernement nord-américain pour 'renforcer les liens diplomatiques et offrir une assistance technique et humanitaire pour dissuader les pays de la région d’accepter de l’aide de ces États criminels'.

Actuellement, les États-Unis ont des attachés de santé au Brésil, en Chine, en Inde, au Mexique, en Afrique du Sud et à la mission des Nations Unies à Genève.

Cependant, indique G1, il n’y a pas de détails dans le document du HHS sur la façon dont cette persuasion aurait été exercée sur le gouvernement de Jair Bolsonaro.

Selon le site d’information, le Fonds souverain russe, coordinateur du développement de Spoutnik-V, le Département de la Santé des États-Unis a publiquement confirmé ses pressions sur le Brésil au sujet de Spoutnik-V.

Dmitri Peskov, porte-parole du président russe Vladimir Poutine, a déclaré le 16 mars dernier que ces tentatives égoïstes de contraindre les pays à renoncer à un vaccin n’ont aucun avenir et vont à l’encontre de l’intérêt de tous.

« Nous sommes catégoriquement opposés à ces pressions, catégoriquement contre la concurrence entre vaccins. Nous pensons que nous devons unir nos efforts pour que le plus grand nombre possible de personnes puisse bénéficier de la vaccination », a souligné le porte-parole du Kremlin.

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