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L’ONU insiste sur la nécessité urgente d’endiguer la violence en Colombie

Nations Unies, 7 avril (Prensa Latina) Le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a insisté sur l’urgente nécessité d’endiguer la violence en Colombie et a demandé de nouvelles actions à ce sujet dans un rapport publié hier.

D’après ce rapport trimestriel établi par le titulaire des Nations Unies, des 'crimes atroces' continuent d’être commis dans ce pays contre des colombiens qui œuvrent pour construire un avenir meilleur.

'J’exhorte une fois de plus toutes les entités de l’État à résolument se mobiliser pour améliorer la prévention, la protection et la réponse à ces menaces', a déclaré Guterres dans son rapport.

Selon les chiffres figurant dans le document, 14 ex-combattants des Forces armées révolutionnaires de Colombie-Armée du peuple (FARC-EP) ont été tués entre le 28 décembre 2020 et le 26 mars 2021, et depuis la signature de l’Accord de Paix en 2016 l´ONU compte désormais 262 assassinats de ces anciens combattants.

La concentration de la violence dans certaines régions colombiennes est le résultat d’une présence limitée de l’État, de niveaux élevés de pauvreté et de la prolifération de groupes armés illégaux et d’organisations criminelles qui s´affrontent pour le pouvoir d´économies illicites, indique le site officiel d´information de l’ONU.

En outre, la sécurité dans les zones où des améliorations avaient été enregistrées ces dernières années s’est également détériorée.

Le chef de la mission des Nations Unies en Colombie, Carlos Ruiz Massieu, a averti le Conseil de Sécurité à la fin de l’année 2020 du nombre croissant d’assassinats d’ex-combattants, de dirigeants sociaux et d’activistes, au milieu de la pandémie de Covid-19.

La violence se poursuit et des massacres et des assassinats sont enregistrés dans de nombreuses zones touchées par le conflit, a-t-il indiqué.

Il a donc demandé la coopération de tous les acteurs locaux, y compris celle du Gouvernement et de la société civile.

Il a également appelé à considérer la mise en œuvre de l’Accord de Paix comme un élément essentiel des plans de redressement suite à la pandémie de Covid-19.

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