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Cuba dénonce l’impact du blocus étasunien à l’Unesco

Paris, 13 avril (Prensa Latina) La représentante permanente de Cuba auprès de l’Unesco, Yahima Esquivel, a dénoncé hier l’impact du blocus économique, commercial et financier des États-Unis contre son pays dans le domaine de compétence de l’organisation multilatérale.

'Notre peuple souffre depuis plus de six décennies d’un blocus qui a été renforcé sous l’administration sortante du gouvernement nord-américain. Cette politique illégale et génocidaire affecte le développement des sciences et de la coopération scientifique, les échanges culturels entre nos peuples et l’accès aux technologies de l’information et de la communication', a-t-elle souligné.

Prenant la parole devant le 211e Conseil exécutif de l’Unesco, l’ambassadrice a également attiré l’attention sur les conséquences du blocus sur le développement de l’enseignement à distance, modalité adoptée par les pays pour maintenir l’enseignement dans le scénario de la pandémie de Covid-19.

Selon Esquivel, il est temps de placer la solidarité et la coopération internationales au-dessus des conflits dans le monde et d’exiger d’une seule voix la levée des mesures coercitives unilatérales imposées à certains pays, et qui ont eu un fort impact sur la gestion de la crise sanitaire.

Lors du forum tenu par vidéoconférence, elle a également appelé à abandonner les égoïsmes et les intérêts étroits afin de choisir la voie de l’inclusion, du multilatéralisme et du respect de l’autodétermination des peuples.

'L’Unesco a une responsabilité fondamentale dans la réflexion globale sur les dimensions éthiques de cette crise sans précédent. Le moment exige une action politique coordonnée, décisive et novatrice, fondée sur les principes de la Charte des Nations Unies', a insisté la diplomate.

Esquivel a averti que la pandémie et ses conséquences menacent la réalisation des objectifs de l´Agenda 2030 pour atteindre le développement durable et exacerbent les inégalités, l’incertitude et la discrimination.

Elles mettent également en évidence la nature de l’ordre international injuste et antidémocratique, résultat du modèle néolibéral dominant, a-t-elle averti.

Pour la représentante de Cuba, les États membres ont besoin d’une Unesco forte et dotée des ressources humaines et financières indispensables pour s’acquitter de leur tâche avec efficacité et efficience.

À cet égard, elle a préconisé de redoubler d’efforts pour assurer la continuité de l’éducation et éviter que l’abandon scolaire ne continue d’augmenter dans le monde, réduire les inégalités et encourager les politiques scientifiques visant à promouvoir l’innovation technologique, la connaissance et l’expertise scientifiques.

Dans le même ordre d’idées, elle a exhorté l’organisation à réduire la fracture numérique existante, à lutter contre la violence, l’incitation à la haine et les guerres non conventionnelles qui encouragent le radicalisme, l’intolérance et la déstabilisation sociale, et à atténuer les effets du changement climatique pour préserver la biodiversité et protéger les pays les plus vulnérables.

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