Agence de Presse de l'Amérique Latine

Le Danemark suspend définitivement l’utilisation du vaccin AstraZeneca

Copenhague, 15 avril (Prensa Latina) Le Danemark a suspendu hier l’utilisation du vaccin de la société pharmaceutique anglo-suédoise AstraZeneca dans son programme de vaccination contre la Covid-19, devenant ainsi le premier pays européen à prendre cette décision.

Les autorités sanitaires ont annoncé dans un communiqué officiel qu’elles avaient arrêté la vaccination avec cette injection en raison d’une fréquence plus élevée que prévu du nombre d’effets secondaires spécifiques après l’administration.

Le texte explique que plusieurs recherches et études scientifiques réalisées au Danemark ont révélé des cas de coagulation sanguine dans les veines du cerveau (thrombose du sinus veineux cérébral) après vaccination avec AstraZeneca.

Selon ces conclusions, l’évaluation générale est qu’il existe un « risque réel d’effets secondaires graves associés à son utilisation et nous avons donc décidé d’éliminer le vaccin de notre programme », affirme le communiqué.

L’effort de vaccination anti-Covid-19 se poursuivra dans ce pays avec les immunisants de la société nord-américaine Pfizer conjointement avec l’allemande BioNTech, et celui de Moderna, également de la nation étasunienne.

Les autorités sanitaires danoises sont d’accord avec les rapports récents de l’Agence européenne des médicaments (EMA) selon lesquels les bénéfices potentiels d’AstraZeneca l’emportent sur les risques dans la lutte contre la pandémie et elles pourraient donc envisager à l’avenir de réintroduire le vaccin si les effets indésirables évoluaient.

Les caillots sanguins inhabituels associés à de faibles plaquettes chez les sujets immunisés par le vaccin AstraZeneca/Oxford doivent être considérés comme des réactions rares, a confirmé l’EMA le 7 avril dernier.

Cependant, le texte souligne que l’utilité générale de la vaccination avec AstraZeneca reste positive par rapport aux dangers. L’Organisation mondiale de la santé a également maintenu cette recommandation.

Le mois dernier, plusieurs pays européens, comme la France, l’Italie, la Suède et l’Allemagne, ont interrompu ou limité l’utilisation de la proposition anglo-suédoise à la suite d’une série d’informations selon lesquelles des personnes vaccinées auraient développé des caillots sanguins.

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