Agence de Presse de l'Amérique Latine

La Syrie rejette le rapport de l’OIAC sur un incident impliquant des armes chimiques

Damas, 15 avril (Prensa Latina) La Syrie a condamné aujourd’hui le rapport de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) sur l’attaque présumée à l’arme chimique à Saraqeb, dans la province septentrionale d’Idlib.

L’Organisation a publié lundi dernier un rapport 'faux et déformé', élaboré par la dénommée Équipe d’enquête et d’identification créée par les États-Unis et leurs alliés, en manipulant les dispositions de la Convention sur les armes chimiques, a informé la Chancellerie syrienne.

Les conclusions du rapport, selon une note du Ministère des Affaires étrangères, représentent un autre scandale de l’OIAC et de ses équipes d’enquête, qui s’ajoute à d’autres documents antérieurs sur les incidents de Douma, près de Damas, en 2018 et de Lataminah, à Hama, en 2017.

Ils prétendent par ces conclusions falsifier les faits et accuser le gouvernement syrien d’avoir utilisé des substances toxiques à Saraqeb le 4 février 2018, précise le texte.

Il souligne que les enquêtes de cette équipe se sont basées sur des sources ouvertes et des informations fournies par des groupes terroristes, les Casques blancs et les services de renseignement de certains pays hostiles.

Les experts ne se sont pas non plus rendus sur les lieux de l’incident présumé et n’ont pas prélevé eux-mêmes les échantillons, ce qui est contraire aux règles et procédures de base régissant les enquêtes objectives et impartiales prévues par la Convention sur les armes chimiques, affirme la déclaration de la Chancellerie.

Quant à la date de publication du rapport, il est précisé qu´elle précéde la convocation de la vingt-cinquième session de la Conférence des États parties à la Convention sur les armes chimiques, qui se tiendra du 20 au 22 du mois en cours.

Ils veulent mobiliser le plus grand nombre possible de pays à cette conférence pour soutenir le projet de résolution contre la Syrie présenté par la France, souligne la Chancellerie.

Le ministère a conclu sa déclaration en réaffirmant que l’OIAC est devenue un outil pour mettre en œuvre des plans agressifs des États-Unis et de leurs alliés et un scénario destiné à régler des comptes politiques avec la Syrie.

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