Agence de Presse de l'Amérique Latine

Le Groupe de Puebla se félicite du rétablissement des droits politiques de Lula

Buenos Aires, 16 avril (Prensa Latina) Le Groupe de Puebla a salué aujourd’hui la ratification par la Cour suprême du Brésil (STF) d’annuler toutes les condamnations prononcées contre l’ancien président Luis Inácio Lula da Silva dans le cadre de l’opération Lava Jato.

'La décision de la plénière du STF s’ajoute à celle de la deuxième chambre de la Cour qui avait déjà reconnu l’action politique et partiale de l´ancien juge Sérgio Moro pour condamner Lula', a souligné dans un communiqué cette alliance progressiste qui regroupe des personnalités de 17 pays.

Le Groupe a souligné qu’avec cette décision, l’ancien mandataire brésilien retrouve ses droits politiques et pourra, s’il le souhaite, être candidat aux prochaines élections présidentielles de 2022.

'Bien que tardive, elles rétablit une vérité historique qui est que Lula a été victime d’une persécution judiciaire, d’un procès de lawfare (guerre judiciaire) et de l’arbitraire de l’État, qui a délibérément agi pour l’empêcher de se présenter aux élections présidentielles de 2018', précise le communiqué.

Le Groupe a ajouté que les récentes actions menées contre Lula depuis 2014, date à laquelle l’opération politico-judiciaire Lava Jato a commencé, reposaient toujours sur des bases politiques, économiques et géopolitiques, déguisées en lutte contre la corruption, permettant ainsi la prise de pouvoir du mandataire d´extrême droite Jair Bolsonaro.

Cette entité a estimé que la persécution judiciaire contre le leader du Parti des travailleurs (PT) faisait partie d’un processus de déconstruction de l’image des gouvernements progressistes au Brésil, qui avait déjà commencé avec un coup d’État contre Dilma Rousseff.

'C’est pourquoi le retour de Lula à la vie publique brésilienne, avec tous ses droits établis, est une victoire de la démocratie et de l’Etat de droit', note le texte.

Enfin, le groupe qui réunit notamment deux mandataires en fonction, plusieurs anciens présidents, anciens ministres des Affaires Étrangères et des parlementaires, a exprimé l’espoir que cette décision soit le point de départ d’un processus de responsabilisation des dommages politiques et économiques résultant d’une investigation illégitime.

En tant qu’organisation d’Amérique latine, des Caraïbes et d’Espagne, nous continuerons notre difficile lutte en dénonçant et combattant la guerre judiciaire au Brésil et dans la région, conclut le communiqué.

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