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Le Venezuela et l'ONU travaillent au déminage de la zone frontalière avec la Colombie

Caracas, 16 avril (Prensa Latina) Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Jorge Arreaza, a indiqué jeudi qu´il existe déjà un travail conjoint avec les Nations Unies pour procéder au déminage de la zone frontalière d'Apure.

Sur son compte Twitter, le chef de la diplomatie a annoncé : "nous sommes en coordination avec les organes de l'ONU spécialisés dans la désactivation des mines antipersonnel (...) des zones frontalières, où des groupes armés irréguliers colombiens les ont semées pour attenter à la sécurité du Venezuela".

Le 9 avril dernier, le haut commandement militaire vénézuélien a confirmé que des paramilitaires avaient placé ces engins explosifs pour imposer la terreur et la violence à la population de La Victoria, dans l'État d'Apure.

Un rapport militaire indique que lors de l'opération du Bouclier bolivarien menée par la Force armée nationale bolivarienne (FANB) depuis le 21 mars, l'utilisation illégale de mines antipersonnel a été détectée dans cette zone frontalière avec le pays voisin et qui est le théâtre d'affrontements armés.

Au cours des opérations menées ces derniers jours, 16 engins explosifs ont été désactivés dans les zones voisines, tandis que la détonation d'autres engins a fait des victimes parmi les militaires vénézuéliens, selon les rapports officiels.

Depuis que l'utilisation de ces engins a été suspectée, les autorités vénézuéliennes l´ont dénoncée au public, à l'ONU et aux médias en assurant que ces attaques faisaient partie de la stratégie des États-Unis et de leurs alliés pour balkaniser, fragmenter et diviser la structure de l'État bolivarien.

Le gouvernement vénézuélien a demandé aux Nations Unies de conseiller la FANB sur la désactivation des mines antipersonnel afin de nettoyer la zone de conflit.

Le 27 mai 2013, le Venezuela a été déclaré territoire libre de mines terrestres en se conformant à l'obligation de déminage de la Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel, également connue sous le nom de Convention d'Ottawa et signée par 162 pays.

À cette époque, le pays a détruit 173 mines antipersonnel qui se trouvaient dans 13 champs minés à la périphérie de six postes navals, selon les rapports officiels.

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