Agence de Presse de l'Amérique Latine

Des enseignants de Buenos Aires toujours en grève contre les cours présentiels

Buenos Aires, 20 avril (Prensa Latina) Les enseignants affiliés à l’Union des travailleurs de l’éducation (UTE) seront aujourd’hui en grève pour la deuxième journée consécutive, en protestation contre la décision du gouvernement de Buenos Aires de reprendre les cours présentiels.

Face à l’incertitude de nombreux parents et au malaise engendré par la décision ordonnant de poursuivre les cours, ignorant un décret de nécessité et d’urgence (DNU) pris par l’exécutif national, les enseignants ont confirmé leur grève après avoir souligné qu’aujourd’hui la priorité est la santé et la vie.

'Face à l’insistance du gouvernement de la ville de maintenir les écoles ouvertes avec la tenue de cours présentiels nous appelons à la grève', a indiqué le syndicat de l’Union des travailleurs de l’éducation (UTE) dans cette capitale.

Dans des déclarations à la presse, Eduardo López, Secrétaire général adjoint de l’UTE, a confirmé le soutien aux mesures prises par l’exécutif du président Alberto Fernández et a rappelé que, rien que lors du premier mois de cours présentiels, il y a eu 1.250 cas de Covid-19 dans les écoles.

À cet appel se sont également joints d’autres corporations comme la section de Buenos Aires du Syndicat argentin des enseignants du privé (Sadop), qui a annoncé le respect du décret présidentiel qui a déterminé le retour aux cours à distance pendant deux semaines.

'C’est une loi nationale et, comme toute loi, il faut la respecter et personne ne peut obliger les travailleurs à ne pas le faire', a signalé ce syndicat.

Les enseignants exigent que les 15 jours de mesures préventives décidées par l’exécutif soient respectés et la décision du gouvernement de Buenos Aires de poursuivre les cours présentiels est rejetée par un large éventail de fonctionnaires, de groupes politiques et d´associations locales.

peo/agp/may