Agence de Presse de l'Amérique Latine

L’ONU lance un appel humanitaire pour Saint-Vincent-et-les Grenadines

Nations Unies, 21 avril (Prensa Latina) Le représentant de l’ONU pour la Barbade et les Caraïbes orientales, Didier Trebucq, accompagné du premier ministre de Saint-Vincent-et-les Grenadines, Ralph Gonsalves, a lancé hier un appel d’aide humanitaire de 29,2 millions de dollars pour ce pays.

Ces fonds aideront à surmonter la crise provoquée par l’éruption du volcan La Soufrière et serviront à protéger les plus vulnérables dans ce pays des Caraïbes, a expliqué le fonctionnaire des Nations Unies lors d’une rencontre virtuelle avec la presse.

Nous devons garantir l’accès à l’eau et à l’assainissement, à l’aide alimentaire et à des abris à une grande partie de la population de Saint-Vincent-et-les Grenadines, a-t-il souligné.

C’est pourquoi cet appel est lancé à la communauté internationale pour mobiliser la solidarité mondiale et aider les personnes touchées par l’activité volcanique.

Saint-Vincent-et-les Grenadines a besoin d’une aide supplémentaire pour faire face à cette crise, car près de la majorité de la population de ce territoire caribéen est touchée, a-t-il ajouté.

Les images que nous voyons du pays sont désolantes et apocalyptiques, après les éruptions les cendres s’étendent et affectent une zone importante, face à l’avalanche les toits s’effondrent et des villages entiers sont enterrés, a-t-il expliqué.

Certains hôpitaux ont été évacués et cela met encore plus de pression sur le système de santé du pays caribéen, a-t-il poursuivi.

Trebucq a souligné que l’économie fait également face à un impact dévastateur et qu’il est urgent d’aider immédiatement pour mobiliser des interventions humanitaires des différentes agences de l’ONU.

En raison de l’éruption du volcan La Soufrière, de nombreuses personnes ne pourront pas retourner là où elles vivaient auparavant et devront être relogées, a-t-il déclaré.

Le représentant de l’ONU a apprécié la solidarité manifestée et a insisté sur le fait que beaucoup d’autres expressions de ce genre sont nécessaires, car Saint-Vincent-et-les Grenadines vit une crise dans une autre crise : la pandémie de Covid-19.

Pour sa part, le premier ministre de Saint-Vincent-et-les Grenadines a affirmé que son pays est confronté à une situation désespérée alors que les cendres de l’éruption affectent presque toute la population.

Ce pays avait des zones prospères consacrées à l’agriculture, à l’élevage, et elles ont maintenant disparu, les cendres couvrent tout, c’est une terre désolée, a-t-il dit avec regret.

Il faut maintenant garantir l´alimentation des personnes évacuées, l’accès à l’eau potable et aux services de base, et pour cela nous avons besoin d’aide le plus vite possible, a-t-il souligné.

Gonsalves a remercié le monde entier pour sa solidarité, en particulier en Amérique latine et dans les Caraïbes, et a mis en garde contre les menaces de nouvelles éruptions de la Soufrière.

Depuis l’année dernière, Saint-Vincent-et-les Grenadines fait face à la pandémie de Covid-19 qui a frappé l’un des principaux secteurs économiques de la nation, le tourisme, a-t-il rappelé.

Cette nation avait un niveau raisonnable de développement humain, ici vivent des personnes très résilientes, mais maintenant nous avons besoin d’aide pour reconstruire tout un pays, a souligné le premier ministre.

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