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Le président du Mexique critique une décision judiciaire concernant un mafieu

Mexique, 3 mai (Prensa Latina) Le président du Mexique, Andrés Manuel López Obrador, a critiqué aujourd’hui la décision d’un juge de libérer le fondateur du cartel de Sinaloa, Luis Palma, associé de 'El Chapo' Guzmán, détenu aux États-Unis. 

Lors de sa conférence de presse du matin, cette fois-ci depuis Quintana Roo, le mandataire a déclaré qu’il s’agissait d’une procédure très inappropriée, car il n’est pas possible de délivrer un ordre de libération un samedi à l´aube pour un détenu accusé de criminalité organisée.

Il a estimé que ce type de décision tombant au début du week-end est toujours suspect, surtout que l’ordre de libération a ensuite été donné de manière catégorique dans la nuit de samedi à dimanche, et que hier un nouvel ordre de libération est parvenu à 16 heures.

Mais cette libération ne s’est pas concrétisée, a-t-il expliqué, car cette dernière demande le Gouvernement a obtenu l’extension de 48 heures d’un délai pour le libérer, qui prendra fin demain, mardi.

Face à cette situation, il a annoncé qu’il avait donné pour instructions au Ministère de l’Intérieur d’étudier l’opportunité de présenter une réforme des lois pertinentes afin que des questions de cette nature ne soient pas traitées pendant les jours non ouverts.

Cette proposition est motivée par le fait que cette décision du juge n’est pas seulement une affaire de droit, mais une affaire d’État, car il y va de la dignité du pays, a-t-il signalé.

« Imaginons que n’importe qui soit relâché et que le lendemain, il apparaît, comme cela s’est déjà produit, qu’il est recherché par des agences étrangères. Comment se retrouve le gouvernement face à l’opinion publique ? Sous la suspicion. Et cela ne peut être ainsi car notre gouvernement n’établit pas de relations de complicité avec quiconque », a-t-il manifesté.

Il faudra deux jours, aujourd’hui et demain mardi, pour que les autorités municipales, étatiques et fédérales, ainsi que les agences internationales, indiquent s’il existe un élément, une plainte, un processus d’extradition en cours, a déclaré le mandataire.

Si ce n’est pas le cas, a-t-il admis, il sera procédé conformément à la décision du juge du Pouvoir judiciaire de libérer le fondateur du cartel de Sinaloa. Demain, a-t-il annoncé, nous ferons savoir si cette personne a des affaires en suspens avant le délai légal.

Il a également précisé qu’ils ne peuvent préjuger le juge qui a décidé de sa remise en liberté, mais qu’il faut vérifier si cela est légal.

La décision de libération de Luis Palma a été rendue par un fonctionnaire faisant fonction de juge car, depuis août de l’année dernière, il n’y a pas de titulaire de cette juridiction.

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