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Des projets artistiques ont servi de façade à la subversion contre Cuba

La Havane, 4 mai (Prensa Latina) Des médias cubains ont diffusé hier des documents qui montrent comment de prétendus projets artistiques ont servi de façade à des programmes subversifs contre la nation caribéenne et étaient financés par des agences des États-Unis. 

C’est notamment le cas de Espacios de la Memoria : Promoción de Investigación y Creación de Arte Cubano (Espaces de la Mémoire : Promotion de la Recherche et de la Création de l’Art Cubain), encouragé et promu par l’organisation Cultura Democrática (Culture Démocratique), sous-traitante de la Fondation Nationale pour la Démocratie (NED, pour ses sigles en anglais) des États-Unis.

Ce programme était destiné à soutenir les espaces de création indépendante dans le pays antillais, un rideau pour renforcer Ánima, un groupe d’artistes hostiles au gouvernement et qui depuis début 2019 se sont mieux organisés, selon un document du projet lui-même.

Le document, qui est disponible sur le site www.canalcaribe.icrt.cu, indique que l’intention est d’encourager les artistes supposés éloignés des institutions de l’État à étendre leur influence sur la société civile.

De même, ils encouragent leurs relations et leurs échanges avec des artistes et des intellectuels d’Argentine et de la région latino-américaine, afin de leur donner une vision déformée de la réalité cubaine.

Les activités proposées comprennent des forums de discussion, des expositions d’art, des pièces de théâtre et des concerts.

Par ailleurs, pour contrôler son exécution, la tenue de six événements semi-publics est prévue, un tous les deux mois environ, avec la participation d’une vingtaine d’artistes et d’intellectuels convoqués de bouche à oreille.

Un événement annuel d’au moins une demi-journée est également prévu, auquel participeraient 50 personnes, y compris des invités d’autres groupes et de la société civile, ainsi que la diffusion de six courts-métrages de promotion des activités, avec des interviews des artistes et des participants.

Le projet propose également une page web mise à jour tous les 15 jours, où seraient publiés des articles, des interviews, des livres, des photos et des vidéos, entre autres, sur des artistes « invisibilisées par l’historiographie officielle ».

La coordinatrice de ce programme à La Havane, selon le matériel diffusé par les médias cubains, est Anamely Ramos, qui est également au centre de l’activité « Rencontre entre divers espaces créatifs indépendants de Cuba ».

Elle a été responsable de la gestion administrative du projet et chargée d’organiser des événements, des réunions de travail, de rédaction de rapports trimestriels et de surveiller le respect d’indicateurs et des objectifs proposés. 

Ramos, qui se trouve actuellement à l’étranger depuis le 9 janvier dernier et a été liée à la fausse grève de la faim qui a eu lieu en novembre dernier dans le quartier havanais de San Isidro, maintient actuellement sur les réseaux sociaux une incitation permanente à la mobilisation populaire contre le gouvernement.

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