Agence de Presse de l'Amérique Latine

Le président du Mexique demande pardon aux Mayas pour les torts historiques

Mexique, 4 mai (Prensa Latina) Le président du Mexique, Andrés Manuel López Obrador, a demandé hier pardon au peuple maya pour les griefs qu’il a reçus tout au long de l’histoire depuis les colonisateurs espagnols jusqu’à nos jours. 

Lors d’une cérémonie qui s’est déroulée dans la ville de Felipe Carrillo Puerto, Quintana Roo, le mandataire était accompagné de son homologue guatémaltèque, Alejandro Giammattei, qui a prononcé un bref discours en hommage aux peuples originaires des deux nations.

López Obrador a fait un compte rendu historique de la survie des Mayas depuis la conquête espagnole jusqu’à nos jours et s’est engagé auprès de ses descendants à écouter, assister et respecter tous les peuples originaires, surtout ceux-ci et les Yaquis, les indigènes les plus punis, meurtris, discriminés et plus pauvres du Mexique.

La ministre de l’Intérieur, Olga Sánchez, s’est également exprimée sur place pour expliquer qu’à travers le pardon et la réconciliation, le Mexique cherche à ouvrir de nouvelles voies pour écouter l’histoire que le peuple maya a à raconter depuis 1847 quand la Guerre des Castes a éclaté.

Ana Karen Bzib Poot, représentante du peuple maya, a accueilli les deux présidents et leurs accapompagnateurs, et a remis à López Obrador la Croix Parlamente, symbole de la résistance de cette civilisation préhispanique.

Pour nos peuples, cette croix incarne les principes féminin et masculin, la pluie et la sécheresse, la naissance et la mort en toute unité. Ici, sur cette terre, le 3 mai est la date à laquelle nous commémorons la Bzib Poot, a-t-elle déclaré.

Elle a exprimé que le pardon demandé par López Obrador incarne « la récupération de notre mémoire historique, le fait de réécrire et rendre ses symboles à notre histoire nationale, mais surtout qu’on ne vivra plus des situations comme celles que nous avons affrontées depuis la Colonie et que nous continuons à souffrir ».

Tous les peuples originaires du Mexique ont souffert jusqu’à présent de la répression, de l’exclusion, du racisme et des massacres, mais les Yaquis et les Mayas ont été les pires traités, les victimes de la plus grande cruauté, pas seulement pendant la conquête, mais également depuis l’époque de l’indépendance.

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