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Le ministère public vénézuélien a émis des centaines d’ordres liés à l’opération Gédéon

Caracas, 4 mai (Prensa Latina) Le procureur général du Venezuela, Tarek William Saab, a rapporté hier qu’un an après l’opération Gédéon, 114 mandats d’arrêt et 33 mandats de perquisition ont été émis. 

Par le biais de son compte sur le réseau social Twitter, le magistrat a indiqué qu’au moins 85 personnes avaient été mises à la disposition du Tribunal de lutte contre le terrorisme IV au niveau national, toutes inculpées.

Il a noté que 18 auditions de délation avaient eu lieu, au cours desquelles les participants à l’opération avaient reconnu les faits et fourni des informations importantes pour identifier et appréhender d’autres personnes faisant l’objet d’une enquête.

Il a précisé que 54 d’entre eux avaient admis les faits devant le ministère public et avaient été condamnés à des peines allant de 12 à 24 ans d’emprisonnement lors de l’audience préliminaire.

Saab a expliqué que parmi les condamnés figurent les meneurs de l’opération, les capitaines Antonio Sequea Torres, Victor Pimienta, Jesús Manuel Ramos et plusieurs déserteurs, outre les deux mercenaires de nationalité étasunienne Luke Alexander Denman et Airan Berry, avec certaines des personnes ayant financé l’opération.

Enfin, il a annoncé que l’audience d’ouverture du procès, pour les personnes impliquées qui n’ont pas admis les faits, est fixée au 13 mai 2021 et que 63 personnes sont toujours recherchées pour être apréhendées.

Pour sa part, le président de l’Assemblée nationale (AN), Jorge Rodriguez, a présenté le témoignage enregistré par le parquet colombien du capitaine déserteur de la Force armée nationale bolivarienne (FANB, du Venezuela), José Montesinos, où il confirme la connaissance et la participation des gouvernements des États-Unis et de la Colombie à l’opération.

Lors d’une conférence de presse donnée par le parlementaire, il a révélé que la confession de Montesinos confirmait toutes les allégations faites par le gouvernement vénézuélien concernant la protection qu’offrait le gouvernement d’Ivan Duque (président de la Colombie) aux camps de mercenaires dans le nord du pays voisin.

De même, les liens avec l’Administration étasunienne de contrôle des drogues (DEA, pour ses sigles en anglais), dont l´un des sièges se trouve à côté de l’un des camps d’entraînement des terroristes, ont été prouvés.

'Les témoignages des personnes impliquées dans l’opération Gédéon sont évidents, publics et notoires, mais la Colombie a nié tous ces plans', a souligné Rodriguez.

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