Agence de Presse de l'Amérique Latine

Un quotidien britannique salue les efforts de Cuba pour ses vaccins anti-Covid-19

Londres, 5 mai (Prensa Latina) Le journal britannique The Guardian a souligné aujourd'hui les efforts déployés par Cuba pour développer ses propres vaccins contre la Covid-19, et ce malgré l'embargo nord-américain et l'impact économique de la pandémie. 

Dans un article intitulé "Cuba se surpasse pour développer son propre vaccin contre la Covid", le quotidien souligne que sur les 27 candidats vaccins contre le coronavirus SARS-COV-2, en phase finale d'essais au niveau international, deux sont cubains.

Selon The Guardian, cette île des Caraïbes assiégée par les États-Unis depuis 60 ans pourrait devenir le plus petit pays au monde à disposer de son propre vaccin.

Il pense également que si les essais cliniques sont concluants et que l'agence de réglementation des médicaments donne son accord, la vaccination de la population sera un problème mineur, bien moins problématique que dans de nombreux pays.

Cuba dispose d'une infrastructure très bien développée de polycliniques et de centres de santé, et du ratio médecin/population le plus élevé au monde, indique le journal, qui reprend le témoignage d'éminents scientifiques et de cadres du secteur biotechnologique de l´île.

La publication avertit cependant qu'en raison du blocus économique, financier et commercial unilatéral imposé par Washington, les différentes équipes de chercheurs travaillant à la recherche d'un remède contrant la Covid-19 doivent partager le seul spectromètre existant dans le pays ayant une capacité suffisante pour analyser la structure chimique de leurs produits.

Elle fait également écho à la plainte formulée par les scientifiques cubains selon laquelle, en raison de l'extraterritorialité des mesures prises à l'encontre de Cuba, le fabricant britannique de cet équipement essentiel pour le contrôle de la qualité ne peut leur vendre de pièces de rechange depuis que l’entreprise a été rachetée par une entreprise nord-américaine.

The Guardian ajoute que depuis que l'ancien président Donald Trump a inclus Cuba dans la liste unilatérale des pays parrainant le terrorisme, trouver une banque prête à accepter les transferts en provenance et à destination de Cuba est un gros problème.

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