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Adoption par le Parlement nicaraguayen de réformes de la Loi Électorale

Managua, 5 mai (Prensa Latina) L’Assemblée nationale (parlement) du Nicaragua a approuvé hier à une majorité écrasante le projet de réforme et d’amendement à la Loi Électorale, codifiée sous le numéro 331. 

Les 70 voix du groupe du Front sandiniste de libération nationale (FSLN) au pouvoir ont obtenu cette fois 15 autres soutien, pour un total de 85 voix en faveur du projet, quatre contre et aucune abstention.

Au cours du débat parlementaire, le député Edwin Castro, leader du groupe parlementaire du FSLN, a souligné que les 19 partis politiques qui jouissent de personnalité juridique au Nicaragua ont participé au processus de consultation sur le projet de loi de réforme.

Son collègue de groupe, Wálmaro Gutiérrez, a estimé que la réforme électorale devient un outil de première importance qui va permettre aux Nicaraguayens d’aller décider le 7 novembre qui seront leurs autorités pour les cinq prochaines années.

Il a ajouté que la législation renforce la sécurité juridique et l’état de droit.

Parmi les nouveautés du texte de loi modifié figure l’interdiction faite aux partis politiques, aux alliances de partis et à tout candidat de recevoir un financement direct ou indirect de l’étranger, sous quelque forme que ce soit et à quelque fin que ce soit.

En outre, un autre article considère que tout étranger résidant ou en transit sur le territoire national qui encourage, participe, intervient personnellement, par l’intermédiaire d’un tiers ou par tout moyen technologique, dans les affaires politiques du pays commet une infraction électorale .

L’un des articles de la loi définit la procédure d’attribution des postes aux nouveaux partis politiques.

La loi amendée sera l’outil juridique par lequel se déroulera le processus électoral qui culminera le 7 novembre prochain avec les élections générales au cours desquelles les Nicaraguayens choisiront leur formule présidentielle, les 92 députés à l’Assemblée nationale et les 20 députés au Parlement centraméricain.

Lors de la journée de mardi, les députés ont élu le nouveau Conseil électoral suprême, pouvoir de l’État chargé d’organiser et de contrôler les élections dans six mois.

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