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Haïti recevra des experts des Nations Unies en matière de sécurité

Port-au-Prince, 6 mai (Prensa Latina) Haïti recevra au milieu du mois une délégation des Nations Unies comprenant des experts en sécurité, a annoncé hier le ministre délégué Mathias Pierre.

Les spécialistes du crime organisé et du renseignement évalueront avec la Police nationale les stratégies à mettre en place dans la lutte contre les bandes armées, a assuré sur les réseaux sociaux le chargé des Affaires électorales et des Relations avec les partis politiques.

Le groupe sollicité par le Gouvernement, en vue du référendum constitutionnel et des élections générales prévues respectivement pour juin et septembre, doit arriver dans le pays le 17 mai.

Les Nations Unies se sont récemment déclarées préoccupées par le processus de consultation populaire mené par le Gouvernement pour modifier la Constitution, estimant qu’il n’est pas suffisamment inclusif, participatif ou transparent.

L’ONU a également noté la détérioration de la situation dans le pays, dans une déclaration faite conjointement avec des ambassadeurs et des représentants d’organismes internationaux, et a encouragé les autorités à lutter contre l’insécurité et l’impunité.

À quelques semaines des exercices démocratiques, le climat de violence et les enlèvements ont explosé en Haïti, alors que le Gouvernement blâme ses opposants pour l’augmentation de ces cas.

La veille, le premier ministre par intérim Claude Joseph a assuré que les kidnappings sont liés au 7 février dernier, date à laquelle un large groupe d’opposants, d’organisations sociales, de leaders religieux et syndicaux, ainsi que des avocats et des juges ont estimé que le mandat constitutionnel du président Jovenel Moïse a pris fin.

Malgré les promesses répétées de l’exécutif de lutter contre ces actes, le Centre d’analyse et de recherche sur les droits de l’Homme a révélé que 91 personnes ont été enlevées en avril dernier, soit trois fois plus que le mois précédent.

La plupart des cas se sont produits dans la capitale, Port-au-Prince, aux mains de bandes armées qui contrôlent de vastes zones du territoire, a critiqué l’organisation.

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