Agence de Presse de l'Amérique Latine

Le rejet mondial à la violence en Colombie s’intensifie

Bogota, 6 mai (Prensa Latina) Des entités de France, du Chili, du Costa Rica, de l’Uruguay, de Cuba, d’Espagne, d’Australie, d’Allemagne et du Royaume-Uni, entre autres, ont rejeté la répression contre la grève nationale en Colombie, qui en arrive aujourd’hui à sa neuvième journée. 

Des institutions de ces pays et d’autres lattitudes se sont jointes aux critiques de l’Organisation des Nations Unies et de l’Union européenne concernant les mesures extrêmes prises face aux protestations contre une réforme fiscale finalement retirée.

Parmi ces organismes figure l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique-Traité de commerce des peuples (ALBA-TCP), qui a condamné les actes de violence commis depuis le 28 avril.

Le bloc intégrationniste s’est dit préoccupé par les victimes d’arrestations, de disparitions, d’abus sexuels et les décès de 31 personnes en Colombie.

La Confédération des nationalités indigènes de l’Amazonie équatorienne a exprimé sa solidarité avec cette lutte contre des réformes impopulaires et la violation de droits de l’Homme.

Le Bureau pour les Amériques et les Caraïbes de la Fédération démocratique internationale des femmes a également condamné les actes de répression.

La vice-présidente de l’Assemblée nationale du pouvoir populaire de Cuba, Ana Maria Mari, a questionné la violence contre le peuple colombien mobilisé pour ses droits.

Des sénateurs des États-Unis comme Jim McGovern ont condamné « la réaction brutale aux manifestations pacifiques », alors que le démocrate Gregory Meeks a appelé le président colombien à 'modérer la réponse'.

Jaime Bellolio, ministre porte-parole du gouvernement chilien, a déclaré que 'la violation des droits de l’Homme doit être poursuivie sans nuances', en se référant à ces événements.

Des centaines de Colombiens résidant en Espagne, en Australie, en Allemagne et au Royaume-Uni se sont mobilisés pour soutenir les revendications populaires et demander l’arrêt de la violence.

La réponse militaire assume une violence particulière, par des actes répressifs qui ont augmenté depuis le début de la mobilisation nationale le 28 avril contre le projet de reforme qui devait taxer des produits et des services de base.

Les militaires, encouragés de l’ombre par l’ancien président Alvaro Uribe, tirent de sang-froid contre les protestations, indifférents à la réaction internationale à leurs actes.

Les manifestations se sont multipliées dans des villes comme Bogotá, Medellín et Cali, où elles ont occupé des avenues principales et paralysé la circulation, tandis que le boycott des chauffeurs de véhicules publics a interrompu le transport.

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