Agence de Presse de l'Amérique Latine

La CPI informée sur le paramilitarisme urbain en Colombie

Bogota, 7 juin  (Prensa Latina) Le sénateur du pôle démocratique Iván Cepeda et des groupes de défense des droits de l'Homme ont informé hier la Cour pénale internationale de la consolidation du paramilitarisme urbain pendant la mobilisation nationale en Colombie.

Cepeda et les organisations Temblores, Campaña Defender la Libertad : Asunto de Todas, Marcha Patriótica, Congreso de los Pueblos, et d'autres, ont présenté un deuxième rapport sur la situation des crimes contre l'humanité qui se sont produits dans le contexte de la grève nationale.

Le rapport fait état de 3 825 violations des droits de l'Homme entre le 28 avril, date du début des mobilisations antigouvernementales, et le 2 juin.

Il met également en garde contre 229 nouveaux actes de violence survenus entre le 11 mai et aujourd'hui, qui concernent 1 271 nouvelles victimes.

Le document fait état de chiffres récents et de nouveaux cas d’assassinats, de violation des droits et de violences sexuelles, de tortures et d'autres actes inhumains, de privations graves de liberté physique, ainsi que du paramilitarisme urbain comme nouveau modus operandi contre la protestation sociale, entre autres.

Il révèle également des preuves d'attaques armées menées par des civils en présence de policiers et de militaires dans les villes de Cali, Popayán, Pereira, Tuluá, Yumbo et Bucaramanga.

Face à ces événements, les plaignants notent le silence et l'absence de condamnation publique du président Iván Duque et des hauts responsables du gouvernement.

Le rapport souligne que ces faits génèrent un climat qui a permis que ses actions se reproduisent dans d'autres villes du pays sans aucun contrôle ni limite.

Cepeda et les organisations ont demandé au Bureau du Procureur de la CPI d'étudier l'inactivité de l'État et le manque d'efficacité et d'indépendance des organes judiciaires, de contrôle et de garantie des droits de l'Homme. 

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