Agence de Presse de l'Amérique Latine

Un journaliste nord-américain dénonce des financements de l’opposition nicaragayenne

Managua, 8 juin (Prensa Latina) Le journaliste indépendant nord-américain Ben Norton a réitéré hier sa dénonciation concernant le financement de l’opposition au Nicaragua par des institutions de son pays, et ce principalement par l’intermédiaire de la Fondation Violeta Barrios de Chamorro (Fvbch). 

Quand le Front sandiniste est revenu au pouvoir en 2007, les États-Unis ont lancé une sale campagne à travers plusieurs organismes, mais le plus important d’entre eux est l’Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid), a déclaré le journaliste du média Gray Zone à l’émission En Vivo du Canal Cuatro de la télévision nicaraguayenne.

Depuis 2010, l’Usaid a envoyé plus de 10 millions de dollars au Nicaragua, uniquement pour les médias d’opposition qui, outre le fait d’être des opposants sont des putschistes, a exposé Norton.

Il a cité parmi ces publications financées depuis son pays 100 % Noticias, La Prensa et Confidencial.

Dans le cas de 100 % Noticias, Norton a rappelé que lors de la tentative de coup d’État (2018) ce média a ouvertement appelé à une invasion du Nicaragua par les États-Unis.

Le journaliste a assuré avoir en sa possession la vidéo d’une interview du propriétaire et directeur de ce média, Miguel Mora, qui, au milieu du contexte de tentative de coup d’État, a demandé que l’armée nord-américaine appréhende le président Daniel Ortega et de le fasse sortir du Nicaragua.

Au centre de ce réseau de propagande médiatique se trouve justement la Fondation Violeta Barrios de Chamorro (Fvbch), qui a reçu de l’Usaid plus de 7 millions de dollars de 2014 à ce jour, chiffre qui ne comprend pas les contributions à d’autres programmes, soit environ 10 millions au total au cours de la dernière décennie, a indiqué Norton.

Les États-Unis ne financent pas les opposants modérés, mais les extrémistes, non seulement au Nicaragua, mais aussi au Venezuela, a commenté Norton.

Par ailleurs, la Fvbch, qui a décidé de cesser ses activités en février de cette année, et sa représentante, Cristiana Chamarro, sont actuellement visées par le ministère public nicaraguayen qui mène une enquête pour prétendu blanchiment d’argent, de biens et d’avoirs. La propre Cristiana Chamarro se trouvant en résidence surveillée.

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