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Des députés européens condamnent la manœuvre visant à attaquer Cuba au sein du Parlement européen

Strasbourg, France, 10 Juin (Prensa Latina) Des députés européens de plusieurs pays et des forces politiques ont dénoncé mardi dernier, lors d'une session plénière du Parlement européen, la manœuvre de membres de la droite de ce forum visant à attaquer Cuba avec des accusations concernant les droits de l'Homme. 

“S'ils s'intéressaient vraiment aux droits de l'Homme à Cuba, ils demanderaient la fin du blocus économique, commercial et financier imposé à ce pays par les États-Unis depuis près de 60 ans, cruellement intensifié par l'administration de Donald Trump, même en période de pandémie, et maintenu par celle de Joe Biden”, a déclaré la Portugaise Sandra Pereira.

La membre du groupe GUE/NGL (gauche) au Parlement européen a appelé au sérieux les eurodéputés promoteurs de la résolution contre l'île, en révélant leurs véritables intentions de remettre en cause la normalisation des relations entre l'Union européenne (UE) et Cuba et d'affecter l'accord de dialogue politique et de coopération entre les parties.

Pereira a exprimé, lors de l'assemblée plénière tenue dans cette ville française, sa solidarité avec la plus grande des Antilles, qu'elle a décrite comme un exemple de persévérance, de dignité, de courage et de cohérence.

“En Colombie, 75 meurtres ont été commis en un mois de grève nationale, mais les mêmes personnes qui nous parlent de Cuba s'opposent ici au débat sur les actions du narco-fascisme d'Uribe. Soyez honnêtes, vous ne vous souciez pas des droits de l'Homme”, a averti le député européen espagnol Manu Pineda (GUE/NGL).

Il a souligné que l'île des Caraïbes respectait les droits de l'Homme, et pas seulement ceux de son peuple, en étant un exemple de solidarité internationale avec les autres, ce qu'elle a démontré au pire moment de la pandémie de Covid-19 en envoyant des brigades médicales dans les pays sinistrés, y compris en Europe.

Selon Pineda, les députés européens de droite transforment le Parlement européen en haut-parleur de leurs positions "réactionnaires et fascistes", le plongeant dans l'ignominie.

Concernant le débat, le Grec Lefteris Nikolaou-Alavanos a considéré la manœuvre comme une grave provocation visant à intervenir dans les affaires intérieures de Cuba et a rappelé les 240 mesures adoptées par le gouvernement Trump pour priver les habitants de ce pays de biens essentiels.

Les députés espagnols Javier López (Alliance progressiste des socialistes et démocrates) et Jordi Solé (Verts/Alliance libre européenne) ont insisté sur l'importance de l'accord de dialogue politique et de coopération, un mécanisme constructif et respectueux.

Face à la manœuvre de la droite, l’espagnol Pernando Barrena (GUE/NGL) a exhorté l'UE à renforcer les liens historiques avec Cuba et à promouvoir les liens entre entreprises et centres de recherche.

Barrena a souligné que l'île avait souffert du blocus nord-américain depuis près de 60 ans, malgré les 28 condamnations de cette politique au sein de l'Assemblée générale des Nations Unies, violant ainsi des principes tels que l'égalité souveraine des États, la non-intervention et l'ingérence dans les affaires intérieures et la liberté du commerce et de la navigation au niveau international.

À cet égard, il a rappelé que le 23 juin l'Assemblée générale de l’ONU se pencherait à nouveau sur la question de ce blocus et a insisté sur la nécessité d'exiger à Washington la fin de cette politique.

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