Agence de Presse de l'Amérique Latine

Le Mexique révèle les liens d’anciens présidents avec l’espionnage de Pegasus

México, 21 juillet (Prensa Latina) México a présenté aujourd’hui des preuves de contrats émis par les ex-présidents Felipe Calderón (2006-2012) et Enrique Peña Nieto (2012-2018) auprès de l’agence israélienne NSO Group, propriétaire du logiciel Pegasus, et d’autres liées à l’espionnage politique. 

Le président Andrés Manuel López Obrador est allé aujourd’hui au fond du problème lors de sa conférence de presse matinale au Palais National au cours de laquelle son chef d’Unité de Renseignement Financier (UIF) Santiago Nieto a donné tous les détails des contrats auprès des compagnies Israéliennes pour plus de 32 millions de dollars à des fins d’espionnage.

Les actions illégales ont débuté sous le gouvernement de Felipe Calderón avec l’achat, à des prix exagérés, de matériel d’écoute téléphonique dans lequel est intervenu son chef de la sécurité, Genaro Garcia Luna, actuellement détenu aux États-Unis.

Il y a eu un point d’orgue au sujet de la gestion de Peña Nieto, concernant l’acquisition du logiciel Pegasus du groupe israélien à un coût de 32 millions de dollars, et notamment l’intervention d’autres entreprises mexicaines par le biais de contrats de Tomás Zerón, ancien directeur de l’Agence d’Investigation Criminelle (AIC).

Cet ancien fonctionnaire est actuellement fugitif de la justice mexicaine en raison de son lien avec la disparition des 43 étudiants d’Ayotzinapa, et ce trouve protégé par le gouvernement israélien.

On comprend maintenant le sens de la protection que lui donne le gouvernement de Tel-Aviv, qui s’oppose à son extradition vers le Mexique.

La plupart des 50 000 téléphones de politiciens et d’hommes d’affaires interceptés par Pegasus sont mexicains. L’une des premières mesures du gouvernement de López Obrador a pourtant été de supprimer ces contrats qui devaient être renouvelés en 2018.

Le chef de l’UIF a rendu public le nom de toutes les entreprises mexicaines et étrangères qui ont participé à la manipulation de ces instruments d’espionnage, ainsi que le montant de millions de pesos qu’elles ont obtenu pour cette activité illégale.

López Obrador a dénoncé que l’espionnage politique cet est semblable à ce qui se passait auparavant, mais qu’il a a une portée plus large et doit être dénoncé parce que personne ne peut être espionné, et que les systèmes de renseignement doivent se consacrer à la protection et à la sécurité de l’État pour garantir la paix et la tranquillité des citoyens.

peo/mem/Lma