Agence de Presse de l'Amérique Latine

Cuba dément des disparitions présumées à la suite de troubles

La Havane, 22 juillet (Prensa Latina) Cuba a confirmé qu’il n’y avait pas de personnes disparues à la suite des récents troubles dans le pays et a réaffirmé son attachement au respect des garanties juridiques des détenus. 

Le colonel Victor Alvarez, deuxième chef de l’organe spécialisé de la Direction générale des enquêtes criminelles du Ministère de l’Intérieur (Minint), l’a assuré lors d’une émission télévisée.

'Quand quelqu’un est conduit dans une unité de police, la première chose qu’on fait est de prendre les données et de rédiger un procès-verbal, donc la personne sait dès le début pourquoi elle est détenue', a-t-il ajouté.

Selon l’officier, dans les premières 24 heures, la famille est informée de l’endroit où se trouve l’accusé parce que les unités du Minint ont un système de communication relié dans tout le pays.

De l’avis du colonel, les listes de personnes présumées disparues à Cuba qui ont été présentées par différents médias internationaux ne sont ni sérieuses ni fiables.

'Nous avons constaté qu’il y a beaucoup de ces personnes qui n’ont pas été arrêtées en ce moment, il y a aussi des personnes avec un seul nom et sans plus de détails', a-t-il précisé.

Le représentant du Minint a assuré que Cuba respectait l’article 17 de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées.

'Ces listes sont un mensonge des ennemis de la Révolution qui insistent à documenter de prétendues disparition et qui n’ont jamais pu les prouver parce qu’elles n’ont jamais existé', a-t-il insisté.

Alvarez a nié le recours à la force pour obtenir des aveux des détenus et a rappelé que l’île était signataire de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

De son côté, José Luis Reyes, chef du Département de la Direction des procédures pénales du Bureau du Procureur général de la République, a ajouté que l’arrestation d’une personne était précédée d’une plainte.

'La présence du parquet dès le début de la procédure contribue à accompagner l’enquête et à vérifier qu’il n’y a pas de disparus à Cuba', a-t-il affirmé.

Selon le spécialiste, il existe des voies de communication entre le peuple et le parquet pour dénoncer toute violation des organes de l’administration centrale de l’État.

'Depuis le 12 juillet, pour des faits liés aux troubles de l’ordre public, 63 personnes se sont adressées au ministère public, principalement de manière présentielle, pour faire part de certaines préoccupations et rechercher des informations sur des arrestations', a-t-il indiqué.

Le procureur a fait observer que les informations demandées avaient été fournies à toutes les personnes concernées en raison d’une étroite coordination avec le Minint.

'Les articles 94 et 95 de la Constitution cubaine garantissent la sécurité juridique sur l’île', a-t-il déclaré.

Reyes Blanco a détaillé que tous les accusés sont en mesure de nommer leurs avocats, 'et s’ils n’en ont pas actuellement c’est parce qu’ils l’ont choisi'.

Parmi ces listes de personnes présumées disparues, 'il y a un groupe de personnes qui ont été libérées, une partie a reçu des amendes et d’autres ont des mesures conservatoires'.

En outre, le spécialiste a indiqué qu’il y avait aussi des détenus placés en détention provisoire par l’autorité compétente, dont la pertinence est constamment évaluée.

Récemment, le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a appelé à la paix, à la concorde et au respect entre les nationaux, face aux troubles du dimanche11 juillet dernier, encouragés de l’étranger.

Le mandataire a fait observer que des faits portant atteinte à la Constitution approuvée par plus de 86 % des citoyens avaient été commis, de sorte que la loi serait appliquée dans sa juste mesure, avec des garanties de procédure et en tenant compte du cas des jeunes concernés.

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