Agence de Presse de l'Amérique Latine

Contradictions de la politique des États-Unis à l’égard de Cuba

La Havane, 22 juillet (Prensa Latina) Le ministre des Affaires étrangères de Cuba, Bruno Rodriguez, a mis en contraste aujourd’hui l’incohérence entre le discours et la pratique du Gouvernement des États-Unis à l’égard de l’île, car il exprime sa préoccupation pour le bien-être du peuple cubain alors qu’il asphyxie son économie. 

'Si le gouvernement des États-Unis se préoccupait du bien-être du peuple cubain, il mettrait fin au blocus par lequel il tente de nous asphyxier, aux actions illégales d’ingérence dans les affaires intérieures de Cuba et aux campagnes de désinformation pour justifier par des mensonges ses mesures d’agression', a écrit Rodriguez sur Twitter.

La veille, le ministre a déclaré que si l’administration du démocrate Joe Biden voulait aider la population de l’île elle pourrait supprimer la limite de 1000 dollars par trimestre pour les envois de fonds.

Elle lèverait également l’interdiction de ces envois à partir de pays tiers via la société Western Union et l’impossibilité de les traiter par des sociétés telles que Fincimex et AIS.

Dans les mêmes termes, le directeur général pour les États-Unis du Ministère des Affaires étrangères cubain, Carlos Fernández de Cossío, s’est prononcé sur ce réseau social en indiquant que si les États-Unis s’inquiétaient honnêtement du bien-être du peuple cubain, ils abandonneraient la pratique de sanctions contre cette nation antillaise.

Le fonctionnaire a également indiqué que son pays avait le droit de réclamer aux États-Unis le respect de sa souveraineté et la cessation de la politique d’agression.

Dans un article publié aujourd’hui sur le site Cubadebate, il a affirmé que les revendications de Cuba sont légitimes, dont le fait que la puissance voisine mette fin au blocus économique, commercial et financier, à l’ingérence dans les affaires intérieures et au financement millionnaire de la subversion politique.

peo/mgt/evm