Agence de Presse de l'Amérique Latine

L'empreinte de Fidel en Éthiopie est fort ramarquable

Addis-Abeba, 14 août (Prensa Latina) Demeke Zenebe a quitté Cuba en 1980, et depuis lors le désir de retourner dans ce qu'il appellait sa “seconde patrie” a été l'une de ses principales raisons de vivre. 

“J'ai visité le Canada, les États-Unis, Israël... Dans aucun d'entre eux je n'ai ressenti la même chose, ni apprécié les efforts comme ceux du gouvernement cubain pour protéger le peuple et promouvoir l'éducation et la culture comme armes d'émancipation”, a  assure Zenebe.

Avant de se rendre à La Havane, se souvient-il, "je ne connaissais pas le pays, je savais seulement que c'était un archipel, socialiste et dirigé par un grand homme".

La sécurité, la santé, l'éducation, l'amour du peuple cubain me manquent".

Il est arrivé à La Havane en 1978 et faisait partie des enseignants qui ont donné des cours  d'histoire, de la géographie et de la langue éthiopiennes aux premiers enfants et adolescents éthiopiens installés sur l'île de la Jeunesse pour commencer leur formation d'enseignant.

“J'ai voyagé avec ma femme, Alemesh Yimer, dans le premier groupe d'étudiants à s'y rendre. Ils étaient 1 200, la plupart étant des enfants de martyrs de la guerre de l'Ogaden ou de conflits internes”.

“Nous ne voulions pas qu'ils oublient leurs racines, alors qu'ils s'adaptaient au système éducatif cubain", explique-t-il en quelques mots d'espagnol, plus d'autres en anglais et en amharique.

"Nous avons accompli le travail en deux ans ou un peu plus. Je suis fier de faire partie du début de ce grand projet du commandant en chef. Lorsque je suis rentré à Addis-Abeba, j'étais, comment dire, une meilleure personne", a dit-il.

Pour Demeke, "Fidel Castro Ruz a été un cadeau, une autre lumière pour l'Éthiopie, car il a semé ici une graine de valeurs humaines, comme il l'avait fait en Angola et dans toute l'Afrique".

Il a essayé d'instaurer la paix entre la Somalie et l'Éthiopie, et plus tard, lorsque Mengistu (Haile Mariam) lui a demandé de l'aide, il a répondu immédiatement. La Révolution a abreuvé nos sillons et nous a reçus comme ses propres enfants. C'est pourquoi Cuba est ma "deuxième patrie".

"Mes deux patries ont de nombreuses similitudes", mais pour lui, "il était très important d'apprécier la force et l'assiduité des gens dans ce que les Cubains appellent le lien travail-études".

“Fidel nous a appris qu'il était important de se renseigner sur la science et la littérature, mais aussi de prendre soin de la nature, de protéger la culture, d'honorer l'histoire, de développer les meilleurs sentiments humains".

“Cuba, petite comme elle est, constitue un excellent exemple pour le reste du monde. Cela est dû en grande partie à la pensée et aux efforts de Fidel, qui s'est soucié des pauvres de toutes origines”, disait-il.

"Il fait partie de l'histoire universelle. Il n'est pas mort. Je suis très reconnaissant que deux de mes garçons et un neveu aient pu étudier à Cuba. Si tous mes enfants avaient pu étudier là-bas, j'aurais été l'homme le plus heureux du monde".

jcc/mem/raj