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L'accord du Parlement européen sur l'Ethiopie jugé d’inacceptable

Addis-Abeba, 15 octobre (Prensa Latina) Le vice-premier ministre éthiopien Demeke Mekonnen a annoncé aujourd'hui qu'une résolution du Parlement européen sur la situation au Tigré était inacceptable car elle soutient une évaluation biaisée de ce qui s'est passé dans cette région.

Le corps législatif a récemment demandé la cessation immédiate des hostilités entre le gouvernement fédéral et le Front populaire de libération du Tigré (TPLF) et a appelé à un dialogue national inclusif afin d’arrêter la crise dans le nord du pays. 

En plus, il a demandé l'arrêt des exportations d'armes et de technologies de surveillance vers l'État africain car  utilisées, selon lui,  dans le but d’attaquer les civils et violer les droits de l'Homme.

Il a de même accusé les autorités éthiopiennes de commettre des actes arbitraires et des abus contre le peuple tigréen et a exhorté le Conseil de sécurité des Nations unies à envisager le déploiement de forces de maintien de la paix sur le territoire, entre autres indications.

« La clause est injustifiée, partiale et ignore les faits sur le terrain », a dit M. Mekonnen vendredi lors d'une conversation téléphonique avec Anže Logar, ministre des affaires étrangères de la Slovénie, qui assure la présidence du Conseil de l'Union européenne.

Il a mentionné certaines attaques perpétrées en Amhara et en Afar par le TPLF qu'il a accusé d'attaquer les civils et de détruire les moyens de subsistance dans ces États régionaux.

Il a par ailleurs dénoncé le fait que le TPLF, déclaré organisation terroriste par la Chambre des représentants des peuples (parlement), ait détourné plus de 420 camions à destination du Tigré pour livrer des produits de première nécessité à des milliers de citoyens.

Le ministre éthiopien des affaires étrangères a  rajouté que le gouvernement avait déclaré sept fonctionnaires des Nations unies persona non grata et les avait expulsés pour s'être ingérés dans les affaires du pays.

Logar, quant à lui, s'est félicité de cet échange, a exprimé la préoccupation de l'organisation continentale concernant la situation en Éthiopie et a regretté l'expulsion des fonctionnaires de l'ONU, car celle-ci pourrait affecter le soutien humanitaire, selon une notification officielle.

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