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Le PT donne son accord au remplacement de Lula par Haddad pour l’élection présidentielle

Brasilia, 19 septembre (Prensa Latina) L’Exécutif national du Parti des Travailleurs (PT) du Brésil a approuvé à l’unanimité la nomination de Fernando Haddad comme nouveau candidat présidentiel en remplacement de Luiz Inacio Lula da Silva.

La décision a été prise par l’ancien président lui-même, détenu politique depuis 158 jours dans la ville de Curitiba. La proposition a été soumise par Lula à l’Exécutif du PT dans une lettre qui sera rendue publique au cours d’une réunion qui se tiendra à Curitiba, ville où sont également installés les militants de la vigile Lula Libre depuis le 7 avril dernier.

Le 1er septembre dernier, le Tribunal supérieur Electoral (TSE) a rejeté à la majorité des votes l’inscription de Lula sur la liste des candidats à la présidence et a accordé à la coalition “El pueblo feliz de nuevo” un délai de 10 jours pour le remplacer par un autre candidat.

Les magistrats du TSE ont ignoré les indications du Comité des Droits de l’Homme de l’ONU à l’État brésilien demandant que Lula puisse jouir du plein exercice de ses droits politiques (y compris ceux inhérents à sa candidature présidentielle), et ce jusqu’à ce que les recours concernant la révision de sa condamnation aient été épuisés et résolus par une procédure juste.

Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, et filmée à l’extérieur  du Commissariat Central de la Police Fédérale (PF) de Curitiba, le sénateur Lindbergh Farias a affirmé que Lula continuera à se porter candidat pour les élections d’octobre prochain.

Bien que le nom de Lula n’apparaisse pas sur les urnes électroniques, il sera présent à l’élection sous le nom de Fernando Haddad, a expliqué le sénateur dans cette vidéo.

Haddad sera Lula au cours de cette élection et il sera chargé de mettre en pratique son programme et sa politique, a précisé Farias.

Aujourd’hui est une journée historique et triste, car elle marque une étape supplémentaire du coup d’État judiciaire visant, par un processus absurde, à empêcher définitivement Lula de se présenter à l’élection présidentielle, a-t-il déclaré en insistant sur le fait que Lula “avait le droit d’être candidat, l’ennui étant qu’il existait une loi spéciale pour punir l’ancien président de la République”.

Ils ont fait un coup d’État et ils ne veulent pas voir revenir un président qui se soucie du peuple, des travailleurs, a-t-il expliqué. Puis il a ajouté: « S’ils croyaient qu’en emprisonnant Lula, ils allaient en finir avec lui, ils se sont lourdement trompés. Ils l’ont transformé en quelqu’un de plus fort encore. Il est devenu un géant pour l’histoire de son pays”.

Et s’ils pensent qu’en empêchant sa candidature ils vont résoudre le problème, ils se trompent à nouveau, car, même sous les verrous, c’est Lula qui va choisir le prochain président de la  République, a-t-il souligné avec force.

Leur problème n’est pas seulement Lula, a conclu Lindbergh Farias, c’est le peuple, le peuple qu’’ils voudraient forcer à élire un président de leur choix.

Mais le peuple veut que le Brésil de Lula revienne, a-t-il assuré avant de prédire: “Nous allons gagner ces élections, nous allons reconstruire ce pays, nous allons à nouveau défendre les intérêts des travailleurs et des plus pauvres”.

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