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La Syrie dénonce à l´ONU le double langage concernant les sujets d´aide humanitaire

Nations Unies, 28 février (Prensa Latina) L´ambassadeur syrien à l´ONU, Bashar Al Jaafari, a dénoncé hier le fait que certains États disent être préoccupés par la situation humanitaire dans cette nation du Levant, alors qu´ils encouragent d´un autre côté un terrorisme politique et économique.

« Il y a cinq ans, le 22 février 2014, le Conseil de Sécurité a adopté une résolution au sujet de la situation humanitaire en Syrie, laquelle manifestait que le soutien humanitaire aux syriens ne pourrait être réalisé avec succès s´il n´était pas mis fin au terrorisme », a-t-il rappelé.

« J´ai à ce moment exprimé, et je le réitère aujourd´hui devant le Conseil, que le soutien humanitaire ne pourrait être concrétisé de manière correcte et efficace si les actes ne coïncidaient pas avec les paroles prononcées », a signalé Al Jaafari.

« Comment est-il alors possible que certains membres de cet organisme puissent se dire préoccupés par la situation humanitaire en Syrie alors qu´ils maintiennent leurs forces de manière illégitime sur ce territoire et soutiennent des groupes terroristes », a-t-il questionné.

« Comment disent-ils être préoccupés par la situation humanitaire en Syrie lorsqu´ils empêchent le retour des réfugiés vers leurs lieux d´origine, une fois que ceux-ci soient libérés des terroristes », a-t-il continué.

« Nous voyons maintenant au Venezuela une autre tentative d´utiliser le thème de l´aide humanitaire pour faire chanter des États, alors que l´intention réelle est de s´immiscer dans les affaires internes d´un pays », a-t-il averti.

Selon Al Jaafari, certains membres du Conseil de Sécurité ont transformé les résolutions adoptées en un « objet de commerce ». Il a en ce sens fait référence à l´invasion d´une zone du territoire syrien par une coalition dirigée par les États-Unis, laquelle empêche pourtant l´arrivée de l´aide humanitaire et de l´assistance médicale.

« Cette coalition ne cherche pas à combattre le terrorisme, mais à plonger les pays de la région dans un conflit imaginaire et générer le chaos », a-t-il alerté.

Le diplomate a souligné que face à ce scénario, le Conseil de Sécurité doit faire prévaloir les normes du droit international et de la Charte de l´ONU, puis que cette instance cesse d´être utilisée comme un instrument en faveur de certains objectifs politiques et économiques.

Le représentant syrien a également rejeté les sanctions imposées par des puissances occidentales à son pays, lesquelles empêchent notamment d´obtenir des médicaments, des aliments et y compris du lait.

« Mais ces États se rendent ensuite au Conseil de Sécurité et manifestent leur préoccupation quant à la situation humanitaire », a-t-il insisté.

« La Syrie, en collaboration avec la Russie, a ouvert des couloirs humanitaires pour permettre le retour sûr et volontaire de civils déplacés, et nous espérons que ces efforts leur permettront de revenir vers des zones maintenant sous le contrôle de Damas », a-t-il détaillé.

« D´autres, au contraire, entravent le retour de déplacés vers leurs communautés d´origine », a-t-il déploré.

L´ambassadeur a également attiré l´attention sur le fait qu´il est prétendu ignorer la nécessité de coordonner et consulter l´aide humanitaire avec les autorités syriennes, comme l´établissent les normes internationales.

Puis Al Jaafari a expliqué que Damas n´a pas reçu d´invitation pour participer aux conférences de Bruxelles, au sujet de la Syrie, « ce qui révèle les réelles intentions de ce rendez-vous: il ne s´agit pas de traiter d´objectifs humanitaires, mais de tisser des trames politiques hostiles ».

« La Syrie a accédé à toutes les pétitions d´assistance humanitaire faites par différentes agences de l´ONU, mais la présence illégale des États-Unis sur certains territoires empêche l´accès à l´assistance », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, le représentant permanent de la Russie devant l´ONU, Vassily Nebenzia, a assuré que la difficile situation dans la localité syrienne de Rukban est de la responsabilité des États-Unis, qui occupent cette zone et empêchent l´arrivée de l´assistance ».

« Selon ce qu´établissent les conventions internationales, la puissance occupante d´un territoire est responsable d´offrir une aide à la population civile et de garantir sa sécurité », a-t-il rappelé au Conseil de Sécurité.

« Mais au contraire, les forces nord-américaines, qui se maintiennent de manière illégale à Rukban, entravent la sortie de personnes de cette zone, et des milliers d´entre-elles meurent en raison de la violence et du manque d´assistance », a-t-il souligné.

Nebenzia a notamment informé, et alerté, de la présence de groupes armées liés au terrorisme dans cette zone occupée. Puis il a rejeté l´application de sanctions qui affectent les syriens, et a appelé à garantir la reconstruction de l´infrastructure civile de ce pays.

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