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Voilà une année que le dirigeant de la FARC Jesús Santrich est en prison

Bogotá, 9 avril (Prensa Latina) Aujourd’ui, cela fait un an que le dirigeant des FARC, Jesús Sanrich, a été incarcéré, sans que les États-Unis -qui avaient demandé son arrestation et son extradition- n’aient fourni la moindre preuve concernant le délit de trafic de drogue dont il est accusé.

« Je ne suis pas un trafiquant de drogue. Je suis un révolutionnaire. Je n’ai jamais eu aucune sorte de lien avec la drogue, ni avant, ni après être entré dans la guérilla », a insisté Jesús Santrich, il y a quelques heures, au cours d’un entretien accordé à Blu Radio de Colombie.

L’ancien commandant du groupe de guérilla auto-dissout Forces Armées Révolutionnaires de Colombie- Armée du Peuple (FARC-EP) a rappelé qu’il est injustement retenu en prison depuis maintenant un an.

« Voilà un an que dure cette opération dirigée contre moi et personne n’a pu présenter la moindre preuve que j’avais eu une quelconque relation avec le trafic de drogue. Et ils ne trouveront jamais cette preuve, ni ici, ni aux États-Unis parce que, tout simplement, cette preuve n’existe pas », a-t-il affirmé.

Santrich a répété, comme le fait le parti Force Alternative Révolutionnaire Commune -le parti légal issu des FARC-EP- que son affaire est le résultat d’un montage du Procureur Général et de la DEA (Département de la Lutte Anti-drogue étasunien) destiné à torpiller le processus de paix signé le 26 septembre 2016 à Carthagène des Indes.

« Je n’ai aucun type de relation avec quelque cartel de la drogue que ce soit mais, dès que j’ai été capturé, le Procureur Général a affirmé qu’il avait des preuves irréfutables de  mes liens avec le milieu de la drogue… Il s’agit là d’une fiction présentée aux médias comme un fait véridique et c’est ce que l’on continue aujourd’hui à faire », a-t-il ajouté.

Il a également fait savoir que, tout au long de cette année  de détention, il s’est senti soutenu par les militants et par les dirigeants de son parti et, en particulier, par la base de ses anciens compagnons de combat, hommes et femmes, ayant appartenu aux forces d’insurrection de l’époque.

La FARC n’a pas arrêté de condamner la détention de Santrich à la prison de La Picota de Bogotá.

Il semble hors de doute que le montage imaginé contre Santrich relève d’une opération destinée à déstabiliser le processus de paix, à semer l’insécurité juridique dans les rangs des anciens guérilleros et à affaiblir le processus de Justice Spéciale pour la Paix instauré par les accords signés à Carthagène  des Indes. Une déclaration récente du Conseil Politique National de la FARC exige la « libération immédiate de Jesús Santrich ».

peo/agp/tpa/cvl

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