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La ville colombienne de Cúcuta, à la frontière avec le Venezuela, reçoit la visite de Pompeo

Bogotà, 15 avril (Prensa Latina) Le secrétaire d’État des États-Unis, Mike Pompeo, s´est rendu hier dans ville colombienne de Cúcuta, dernière étape de sa tournée dans les pays de l’hémisphère sud alliés à Washington dans sa lutte contre le gouvernement constitutionnel de NicolásMaduro.

Avant d’arriver en Colombie, où il a rencontré le président du pays, Iván Duque, l’ancien chef de la CIA a visité le Chili, le Paraguay et le Pérou afin de renforcer les plans de déstabilisation de Washington contre le Venezuela.

Dans la ville colombienne de Cúcuta, Pompeo s´est rendu sur le pont international Simón Bolivar et a visité les entrepôts à l’intérieur desquels est stockée une « aide humanitaire » considérée par Caracas comme une excuse mise sur pied par Washington pour intervenir directement dans les affaires internes du Venezuela.

Dans un communiqué officiel, le département d’État a expliqué que cette visite à Cúcuta a pour but d’ « évaluer » les problèmes causés par la fermeture de la frontière entre la Colombie et le Venezuela.

Il s’agit de la seconde visite du secrétaire d’Etat nord-américain en Colombie cette année, après celle effectuée le 2 janvier dernier à Carthagène des Indes pendant laquelle le point principal à l’ordre du jour était déjà le Venezuela.

La présence de Mike Pompeo servira aussi à soulager les tensions entre les membres de la droite au pouvoir. En effet, cette dernière a été récemment  mise à mal par les critiques de Donald Trump, le président des États-Unis, au sujet des problèmes du trafic  de drogue dans le pays.

Mercredi dernier, Trump a déclaré que le trafic de la drogue avait augmenté de 50 pour cent depuis que Duque avait pris le pouvoir et il a accusé la Colombie d’envoyer des criminels aux États-Unis.

Cette déclaration a été ressentie comme un coup de massue par Duque qui a été dans l’obligation de répondre que son Gouvernement n’avait de comptes à rendre qu’au peuple de Colombie et que la responsabilité de la lutte contre les narcotrafiquants  reposait aussi sur les épaules des pays consommateurs de drogue.

« Les pays ayant un haut niveau de consommation doivent aussi lutter contre ce problème. Pendant ce temps, nous, en Colombie, nous menons notre lutte contre les cartels et la culture illégale de la drogue », a déclaré le président.

Cependant, ce petit accroc conjoncturel ne pourra pas fragiliser la solide alliance existant entre Washington et Bogotá et leur attitude commune concernant le Venezuela.

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