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Assassinat d´un ex-guérilléro des FARC-EP par des militaires colombiens

Bogotá, 24 avril (Prensa latina) Les leaders du parti politique Force Alternative Révolutionnaire du Commun (issu de l´ancienne guérilla des FARC-EP) et des organisations communales ont dénoncé hier l´assassinat d´un ex-guérilléro par une patrouille de l´Armée colombienne.

Le crime a eu lieu dans la région du Catatumbo, département de Santander, au nord-est de la Colombie.

La victime, qui avait appartenu aux FARC-EP, a été identifié comme Dimar Torres, qui aurait été tué par balles par des militaires découverts par des habitants de la communauté lorsqu´ils tentaient d´enterrer son cadavre.

Plusieurs vidéos circulent sur les réseaux sociaux et dans l´une d´entre elles on peut voir le corps sans vie de l´ancien guérilléro, apparemment décédé d´un tir à la tête.

Selon le quotidien El Colombiano, la direction de l´Armée au Catatumbo a exprimé qu´un communiqué était en train d´être préparé, alors que le Ministère Public local se trouve déjà sur la zone de l´homicide.

Dans le même temps, les dirigeants du parti politique FARC ont condamné l´assassinat et exigé une investigation rapide et des poursuites judiciaires contre les auteurs.

Différents congressistes de la FARC ont qualifié la nouvelle d´extrêmement grave et ont demandé des garanties de sécurité pour les anciens combattants qui ont déposé les armes et se sont engagés en défense de la paix.

Le sénateur Carlos Antonio Lozada a manifesté à la presse qu´il est « prouvé que l´acte criminel a été perpétré par une patrouille de l´Armée qui a été découverte en flagrant délit par des habitants de la communauté en train de creuser une fosse pour enterrer l´ancien guérilléro ».

« Nous exigeons au Gouvernement National qu´il garantisse la vie des militants de la FARC et que cesse la campagne de stigmatisation à notre encontre qui attise la haine et l´impunité », a-t-il insisté.

Le législateur a rappelé qu´il y a seulement quelques jours, dans le département de La Guajira, un bébé de sept mois a été assassiné lorsque des inconnus ont ouvert le feu sur ses parents, également anciens membres de la guérilla, et qui se trouvent toujours dans un état critique.

Depuis la signature de l´Accord de Paix entre l´État et l´ancienne guérilla des FARC-EP, en novembre 2016, plus de 120 anciens combattants, qui avaient déposé les armes pour se réinsérer dans la société, avec l´espoir de vivre dans un pays engagé pour la paix et la réconciliation, ont été assassinés.

peo/jf/tpa

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