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Mobilisation nationale au Chili pour demander le droit à la santé

Santiago du Chili, 4 juillet (Prensa Latina) Convoqués par diverses organisations, les Chiliens se mobiliseront aujourd’hui dans tout le pays pour exiger que le droit à la santé soit reconnu par la constitution comme l’un des droits fondamentaux et montrer leur opposition aux réformes que le Gouvernement veut imposer dans ce domaine.

Les organisateurs de cette protestation, réunis en un « Collectif social pour la Santé » (« Mesa Social por la Salud ») ont publié un communiqué dénonçant les listes d’attentes abusives, les décès par manque d’attention, le mauvais fonctionnement des services d’urgence et le besoin de mettre en place un système de santé publique « digne, gratuit, universel et efficace ».

Selon l’hebdomadaire « El Siglo » (« Le Siècle »), cette mobilisation sociale a lieu alors que les critiques contre les institutions de santé se font de plus en plus vives, alors qu’on s’en prend à l’enrichissement et à l’inefficacité des institutions de santé préventive (Isapre), au processus de privatisation en cours et à la gestion des hôpitaux.

Les critiques visent aussi le manque de crédits pour le traitement de maladies comme le cancer ainsi que le manque de médecins spécialistes dans les centres hospitaliers de nombreuses régions.

À cette journée de protestation sont convoqués les professionnels, techniciens et travailleurs du monde de la santé, plusieurs organisations syndicales et sociales, et tous les citoyens en général.

Plusieurs manifestations, marches et protestations sont prévues dans toutes les villes du pays. À Santiago, la manifestation démarrera au milieu de la journée de la Place de la Constitution, face au Palais de la Monnaie (siège de l´Exécutif).

Rosa Vergara, la Présidente de l’Association Nationale des Conseils et des Utilisateurs de la Santé Publique, a déclaré à la presse que s’il n’y a pas d’unité pour combattre le démantèlement du système de santé publique en place, il sera impossible d’obtenir de meilleures conditions de soins pour les malades.

Elle a également rappelé que les professionnels de la santé publique étaient fatigués de signaler la carence de médicaments et de moyens et avaient mis en garde depuis longtemps sur l’effondrement déjà perceptible à l’intérieur de l’institution.

Peo/tgj/rc

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