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La sélectivité des attaques israéliennes contre la Syrie

Par Pedro García Hernández*

Damas, 4 octobre (Prensa Latina) La sélectivité des attaques israéliennes contre la Syrie existe depuis longtemps et se trouve être une combinaison entre des activités de renseignement, des provocations militaires et une occupation illégale de terres sur les hauteurs du Golan, le tout sur la base d’intérêts économiques et hégémoniques.

Le régime sioniste de Tel-Aviv, soutenu sans condition par les États-Unis, a également ses propres objectifs coordonnés avec Washington pour provoquer des tensions constantes dans la région, avant et depuis la dénommée guerre des six jours en 1967, lorsqu’il a occupé le Golan syrien de la province de Quneitra, à seulement 80 km au sud de Damas.

Seulement ces 18 derniers mois, l’aviation sioniste a lancé pas moins de 200 attaques contre le territoire de cette nation du Levant contre des positions militaires et des alliés de la Syrie comme le mouvement de résistance libanais Hezbollah et l´Iran, avec la variante actuelle que ses avions ne violent pas l’espace aérien en profitant de la courte distance géographique et sans prendre à peine des risques tactiques.

Ces actions s’accompagnent également d’un travail intensif d’espionnage et de suivi visant des personnalités politiques, des cadres scientifiques, militaires et sociaux, des conseillers étrangers autorisés par Damas et l’expansion de colonies illégales dans la zone occupée.

L’actuel premier ministre d’Israël, Benjamin Netanyahu, est clairement associé à ces actions, un fervent défenseur du conflit permanent avec la Syrie et les nations arabes comme un écran qui prétend justifier la colonisation des terres occupées, riches en ressources naturelles et surtout, de pétrole et de gaz sur les côtes syriennes et libanaises de la Méditerranée orientale.

Avec une stratégie particulière, modifiée au fil des ans, Israël fait constamment pression sur le Liban, viole son espace aérien et exploite en toute impunité les 76 kilomètres de frontière avec la Syrie, la plus petite des deux mille 446 kilomètres qui constituent les limites de cette nation du Levant.

Détails d’une analyse

Chaque action militaire israélienne vise à détruire l’infrastructure syrienne, à réduire les capacités de son développement scientifique et technique, économique et militaire, et tenter de neutraliser le soutien d’alliés légalement établis comme le mouvement de résistance libanais Hezbollah et l’Iran, pour l’essentiel.

Dans le même temps, Tel-Aviv mène des actions de colonisation dans plus de 200 colonies, pour la plupart illégales, tant sur des terres syriennes que dans les proches territoires palestiniens occupés de Gaza et de la Cisjordanie qui en grande partie comprennent des zones de terres fertiles, des ressources en eau et des zones gazières et pétrolières, en particulier dans le bassin oriental de la Méditerranée.

En violation flagrante des résolutions de l’ONU, et par le biais d’entreprises telles que le Golan Height Winery et Mey Eeden, Israël profite illégalement d´un tiers du vin et de 15 pour cent de l’eau potable consommés par le pays, sans compter le contrôle de la distribution des ressources en eau du bassin du Jourdain, et ce selon des études de l’École d’Économie de Londres, au Royaume-Uni, entre autres sources.

De même, et depuis 2009, l´État sioniste soutient sous la pression militaire les travaux de la société Afek, filiale de la société transnationale étasunienne Genie Energy, pour la prospection et la production de pétrole et de gaz dans les zones susmentionnées, actions effectuées dans le cadre du féroce blocus économique, commercial et financier qui assiège la Syrie depuis les centres de pouvoir occidentaux et leurs alliés de la région depuis 2011.

À partir de cette date, au début des dénommées manifestations du printemps arabe, et même depuis des années précédentes, Israël commet des assassinats, des enlèvements et des attentats divers contre des intellectuels, des scientifiques et des autorités syriennes ou leurs alliés, parmi eux, les dirigeants d’organisations palestiniennes basées dans cette nation.

Tel a été le cas, entre autres, du directeur général adjoint du centre de recherche scientifique, Aziz Assher, dans la ville de Mysiaf, dans la province de Hama, à environ 210 kilomètres au nord de Damas ou encore de l’un des chefs du Hezbollah, Samir Qantar, tué avec une partie de sa famille, dans un immeuble du quartier Jaramana de Damas.

Implications d’Israël sur les groupes terroristes

Au cours de la guerre imposée à la Syrie, le régime sioniste n’a jamais affronté de groupes terroristes dans le sud du pays, mais a fourni un appui logistique et une assistance générale à l’un d’entre eux : le Front el-Nosra, actuellement Conseil pour le salut du Levant, et en a évité d’autres qui opéraient dans la province de Deraa, comme l’État Islamique, Daech en arabe.

Des données vérifiées démontrent la coordination des activités de renseignement sur ces questions avec la France, le Royaume-Uni et les États-Unis, et pas seulement dans ces régions, mais aussi avec des extrémistes ayant résidé dans les quartiers périphériques de Damas, comme à Jobar ou Yarmouk, et impliqués dans pas moins de 600 attentats commis au cours de ces années dans la capitale syrienne.

De même, à la mi-2018, lorsque l’armée syrienne a vaincu ces organisations dans les zones susmentionnées, Israël a monté des hôpitaux de campagne pour aider les terroristes et a permis de manière coordonnée et illégale le départ d’environ 800 Casques Blancs et leurs familles à partir du territoire syrien et via la Jordanie.

Ces Casques Blancs sont une prétendue organisation humanitaire soupçonnée d’être liée à l’ex-al Nusra, ainsi que les auteurs d´évidents montages d´attaques chimiques visant à accuser la Syrie et la Russie au moyen de campagnes médiatiques de désinformation intensives.

La véracité troublante de ces faits a même obligé en 2018 le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies à dresser une liste noire des sociétés et entités israéliennes liées à ces faits ; décision qui en réalité n´a pas été concrétisée, comme c´est également le cas pour des déchets radioactifs que Tel-Aviv a déposés dans les zones du Mont Hermon, dans le Golan syrien occupé.

*Correspondant de Prensa Latina en Syrie

peo/rr/pgh

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