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Le blocus contre Cuba est un génocide dénoncé en France

Paris, 17 octobre (Prensa Latina) L’Association française de solidarité Cuba Linda a rejeté le blocus économique, commercial et financier imposé à l’île par les États-Unis, qu’elle a qualifié de génocidaire.

Dans une interview accordée à Prensa Latina, Rose-Marie Lou, responsable politique de l’organisation fondée en 1998 pour promouvoir l’amitié entre les deux pays, a averti que l´on ne peut qualifié autrement une pratique qui attaque les enfants et les personnes âgées et les secteurs sensibles tels que la santé.

Le blocus a de graves conséquences sur le peuple cubain. Son objectif est d’empêcher l’arrivée de médicaments, d’instruments médicaux et d’autres produits indispensables à la population, a-t-elle souligné trois semaines avant que l’île présente devant l’Assemblée Générale des Nations Unies un nouveau projet de résolution sur la nécessité de mettre fin au blocus, texte semblable à celui adopté dans cette enceinte depuis 1992.

« Nous savons que Cuba n’est pas seul et qu’une fois encore, les pays voteront presque unanimement en faveur de ce texte, à l’exception du bourreau et de son chiot sioniste enragé », a-t-elle déclaré.

Selon l’activiste, la nature génocidaire et extraterritoriale du siège imposé il y a près de six décennies a été plus clairement démontrée ces derniers mois par la persécution déclenchée par l’administration actuelle contre les compagnies de transport qui transportent du pétrole vers la plus grande des Antilles. Ils tentent d´asphyxier Cuba en empêchant l’arrivée de carburant et affectent ainsi les transports et l’énergie, a dénoncé Lou, qui a condamné l’activation cette année par le président nord-américain Donald Trump du titre III de la loi Helms-Burton, qui codifie depuis 1996 le blocus et vise à isoler économiquement l’île en la privant d’investissements étrangers.

La membre de Cuba Linda, association présidée par Didier Lalande, a estimé que le résultat du vote à l’ONU n´est pas mis en doute, contrairement à la capacité de l´organisation multilatérale de faire valoir ses positions’.

Le vrai problème est que, malgré le vote, les États-Unis peuvent maintenir le blocus et qu’il devient de plus en plus criminel, a-t-elle précisé.

Année après année, l’initiative présentée par La Havane à l’Assemblée Générale, où les 193 États membres de l’Organisation des Nations Unies sont représentés sur un pied d’égalité, reçoit un fort soutien, qui, en 2018, provenait de 189 pays en faveur, Washington et Tel Aviv étant les seuls à s´y opposer.

Depuis Cuba Linda nous exhortons l’ONU à se doter des moyens juridiques pour obliger les États-Unis à respecter les principes de sa Charte, les décisions de l’Assemblée et à neutraliser l’extraterritorialité du blocus, a-t-elle déclaré.

L’association a également demandé au gouvernement français et à l’Union Européenne de mettre en œuvre la politique commune convenue en novembre 1996 pour protéger les entreprises et les banques du vieux continent qui souhaitent développer des relations économiques et commerciales avec l’île des caraïbes. Pour Lou, dans le contexte de la recrudescence du blocus nord-américain, l’unité de toutes les organisations et de tous les peuples solidaires de la plus grande des Antilles dans une campagne mondiale efficace qui mène à la fin de si honteux abus de pouvoir de l’empire est urgente.

Raison pour laquelle Cuba Linda sera présente à la Rencontre Anti-impérialiste pour la Démocratie et contre le Néolibéralisme, prévue à La Havane du 1er au 3 novembre, a-t-elle declaré.

Peo/tgj/wmr/cvl

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