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L’agression du gouvernement Trump porte atteinte aux liens entre les États-Unis et Cuba

Par Deisy Francis Mexidor

La Havane, 23 décembre (Prensa Latina) L’agressivité de l’actuel gouvernement des États-Unis menace d’inverser le processus de rapprochement avec Cuba entamé il y a cinq ans par le rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays.

Le 17 décembre 2014, les présidents cubain et étasunien de l´époque, respectivement Raul Castro et Barack Obama, en avaient fait l’annonce historique après plus d’un demi-siècle d’absence de liens.

À l’époque, il était clair que si une nouvelle voie s’ouvrait avec le rétablissement des relations, il n’en allait pas de même de la normalisation des liens, qui ne serait pas possible avec le maintien du blocus économique, financier et commercial imposé à la nation caribéenne depuis près de six décennies.

Ce blocus, qui est considéré comme le plus long de l’histoire dont ait souffert un pays, est majoritairement rejeté par la communauté internationale.

Même aux États-Unis, les sondages d’opinion montrent qu’une grande partie de la population est favorable à l’établissement de relations diplomatiques et à la levée du blocus.

Toutefois, malgré le rapprochement, le blocus est resté intact pendant les mandats d’Obama (2009-2017).

Selon les données officielles, l´ancien président démocrate a prononcé 56 amendes pour violation des mesures restrictives de Washington, évaluées à 14 milliards 272 millions 985 mille 610 dollars.

Cinq ans après ce 17 décembre 2014, le blocus présente des symptômes évidents d’une recrudescence avec le gouvernement du républicain Donald Trump, qui en mai dernier a activé le chapitre III de la controversée loi Helms-Burton.

Comme l’ont dénoncé les autorités de La Havane, la Helms-Burton, qui a été approuvée par le Congrès nord-américain en 1996, souligne l’extraterritorialité du blocus contre les cubains.

Trump a sans aucun doute créé des obstacles supplémentaires au commerce extérieur et intensifié la persécution de toutes les relations bancaires et financières de Cuba avec le reste du monde et a considérablement limité les déplacements et toute interaction entre les peuples des deux nations.

Kathy Castor, congressiste démocrate pour la Floride, a écrit sur le réseau social Twitter que ‘Trump continue de blesser les familles cubaines et étasuniennes par ses politiques dures et inhumaines’.

Cela n´a rien d´étonnant. Depuis l’arrivée à la Maison Blanche du magnat de l’immobilier, les liens bilatéraux ont reçu un seau d’eau froide au point de se trouver à un niveau des plus bas, a déclaré le Directeur général pour les États-Unis de la Chancellerie cubaine, Carlos Fernández de Cosso.

Pour le fonctionnaire, l’administration Trump n’a pas la volonté politique de construire une relation pacifique et respectueuse avec Cuba, de sorte que face à un scénario possible, mais non désiré, de rupture des liens diplomatiques, l’île est maintenant préparée.

«Pendant des années, nous n’avons pas eu de relations avec les États-Unis et personne ici n’a perdu le sommeil », a rappelé Fernandez de Cossío.

Avant le rétablissement des liens -unilatéralement rompus par le président Dwight Eisenhower en janvier 1961- Obama a publiquement reconnu l’échec de la politique d’hostilité et de blocus des États-Unis à l’égard de Cuba.

Le mandataire démocrate a tenté de donner naissance à une nouvelle version d’une même politique qui offrirait de meilleures chances d’atteindre les objectifs du démantèlement de l’ordre social et économique librement et souverainement choisi par les cubains.

Sa sous-secrétaire au département d’État, Roberta Jacobson, avait été claire : la tactique envers Cuba change, mais la stratégie est maintenue. Et ça tient toujours.

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