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Un journaliste poignardé par un membre d’un groupe paramilitaire en Bolivie

La Paz, 3 février (Prensa Latina) L’agression d’un journaliste bolivien, dont l’agresseur est identifié comme faisant partie du groupe paramilitaire « La Resistencia » (‘La résistance’), a intensifié aujourd’hui les demandes de dissolution de cette organisation, tolérée par le gouvernement de facto.

À la suite du grave incident qui s’est produit dans la ville centrale de Cochabamba, Roger R.V., l’agresseur du journaliste Adair P. R., de la station de radio Potencia Dinamica (Puissance Dynamique), a été placé en détention préventive pendant quatre mois après l’intervention du Bureau du Défenseur du Peuple.

D’après les premiers rapports, l’agresseur aurait insulté le communicateur pour sa ligne éditoriale, qui ne serait pas soumise au gouvernement de facto ni favorable à ‘La résistance’, groupe violent qui a été l’un des instruments du coup d’État qui a contraint le président Evo Morales à démissionner le 10 novembre dernier.

Tous deux étaient dans une discothèque et l’agresseur a suivi Adair P.R. dans la rue et l’a poignardé trois fois, le blessant, après quoi le Bureau du Défenseur du Peuple a dû faire des démarches intensives pour que le parquet et la police interviennent.

Le défenseur délégué à Cochabamba, Nelson Cox Mayorga, a souligné l’attitude judiciaire de protection de la victime et a dénoncé l’inaction fréquente du parquet et de la police face aux actions illégales de la Résistance.

Dans une décision, le Bureau du Défenseur a indiqué que cette affaire venait s’ajouter à une série de plaintes similaires déposées par des journalistes et d’autres citoyens agressés ou menacés par armes à feu par le groupe de choc, réitérant sa demande à ce qu´il soit dissout par la police.

La dénommée Résistance Jeunesse Cochala (de Cochabamba) a nié que Roger R.V. soit l’un de ses membres, mais le plaignant et le Bureau du Défenseur, ainsi que des témoins, le désignent comme membre du groupe paramilitaire.

L’action violente du groupe et de ses semblables de La Paz, siège du gouvernement, et d’autres villes, s’ajoute, selon diverses allégations politiques et journalistiques, au climat de répression qui prive le pays du climat démocratique indispensable pour les nouvelles élections générales de mai prochain.

Les plaignants affirment que ce climat se caractérise par une vague d’arrestations et d’accusations de sédition et de terrorisme de la part du gouvernement de facto et des procureurs qui lui sont apparentés contre les dirigeants du Mouvement Vers le Socialisme (MAS), de l’ex-président Morales.

peo/agp/mrs

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