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Tensions en Haïti après une confrontation entre militaires et policiers

Port-au-Prince, 24 février (Prensa Latina) Des soldats de l’armée et des policiers se sont affrontés hier sur le Champs de Mars, principale place publique d’Haïti et siège des carnavals, dans le contexte d’une nouvelle mobilisation des forces de l’ordre.

Les policiers, qui depuis octobre dernier réclament des augmentations de salaire, des droits syndicaux et de meilleures conditions de travail, sont sortis ce dimanche dans les rues, et auxquels se sont joints des centaines de sympathisants, pour réitérer leurs revendications et exprimer leur désapprobation à la célébration des festivités populaires au milieu de l’insécurité croissante.

Les affrontements ont éclaté devant le quartier général de l’armée, dont les troupes sont intervenues pour garantir sans succès la sécurité des gradins qui devaient accueillir les hauts fonctionnaires du Gouvernement lors des festivités prévues pour le soir.

Au moins deux militaires et autant de policiers ont été blessés, selon plusieurs médias. Les agents ont été accueillis à l’hôpital universitaire d’État d’Haïti, principal établissement de ce type dans le pays.

Bien que les revendications des officiers ne soient pas nouvelles, leurs protestations se sont radicalisées la semaine dernière quand certains effectifs et leurs partisans ont mis le feu aux stands des carnavals sur le Champs de Mars et aux chars gardés au sein du stade Sylvio Cator.

Ils ont également échangé des coups de feu devant le siège de la Direction Générale de la Police à Petion Ville et ont incendié les bureaux de l’avocat et président de la fondation Je Klere, Samuel Madistin.

De leur côté, les autorités ont renvoyé cinq agents impliqués dans les mobilisations, dont Yanick Joseph, coordinatrice d´un syndicat policier non encore autorisé.

Lors des manifestations de ce dimanche, des policiers ont exigé la réintégration des officiers et l’autorisation de former des syndicats.

La veille, le président Jovenel Moïse a promis d’améliorer les conditions de vie des agents et a annoncé une augmentation de 5 000 gourdes (un peu plus de 50 dollars) aux cartes de débit des officiers à partir de mars.

Il a également ordonné d’accorder l’urgence au projet de construction d’environ 600 logements et a appelé la profession au calme. Toutefois, il n’a pas mentionné les droits syndicaux, pourtant l’un des points forts des demandes de la police.

peo/agp/Ane

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