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Détention et torture d´un journaliste en Bolivie par des putschistes

La Paz, 9 mars (Prensa Latina) Le journaliste René Huarachi de Radio TV Bartolina Sisa a dénoncé aujourd’hui avoir été arrêté injustement et torturé par le gouvernement de facto pour avoir fait son travail dans la ville d’El Alto la semaine dernière.

Dans une plainte sur les réseaux sociaux, il a affirmé que la police lui avait confisqué sa carte de presse jeudi dernier, tout en étant maltraité par des personnes en uniformes.

‘Je veux dénoncer la persécution, la détention illégale sans préavis et enfin dénoncer la torture’, a-t-il déclaré à travers une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, le seul espace où il est possible de trouver des nouvelles sur ce qui se passe réellement en Bolivie depuis le coup d’État.

Il a expliqué qu’il disposait des images montrant que les policiers lui avaient pris son portable, l’avaient insulté, l’avaient battu avec un bâton et lui avaient donné des coups de pied.

‘Ce n’est pas ce qui me fait mal, ce qui m´insurge c´est qu’on m’ait menacé et surtout menacé ma famille’, a-t-il dit en montrant une photo avec des preuves des coups.

Le journaliste a exigé des garanties pour lui-même et sa famille, car il a été menacé par des policiers pleinement identifiés.

De même, le secrétaire général de l’Union des Travailleurs de la Presse de la ville d’El Alto, David Ticona, a dénoncé la torture subie par Guarachi et a demandé une enquête et que justice soit faite dans cette affaire.

Jeudi dernier, les forces de police ont gazé les habitants de Senkata, dans cette ville d´El Alto, qui réclamaient justice pour les victimes de la répression déclenchée en novembre dernier par la présidente bolivienne de facto Jeanine Añez.

La manifestation a débuté dans le contexte de la session du Sénat bolivien dans cette région à propos du 35e anniversaire de la ville voisine de La Paz, lorsque les familles des victimes ont refusé la présence du sénateur Oscar Ortiz, figure clé dans ce massacre.

Depuis le coup d’État en Bolivie, le 10 novembre dernier, les médias proches du gouvernement d’Evo Morales ont été censurés, fermés ou leurs noms et objectifs ont été changés en faveur du gouvernement de facto.

Certains tels que Cambio et des stations de radio communautaires transmettent leurs informations par le biais des réseaux sociaux.

peo/oda/otf

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