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Achat d´armes en Bolivie en pleine pandémie de Covid-19

La Paz, 31 mars (Prensa Latina) Le candidat à l´élection présidentielle du Mouvement Vers le Socialisme (MAS), Luis Arce, a critiqué hier le gouvernement de facto de Bolivie pour l’achat d’armes destinées à réprimer la population, alors que les médecins implorent des éléments de base pour faire face au Covid-19.

Sur sa page https://www.luchoxbolivia.org, Arce a rappelé que la présidente de facto a ordonné l’achat de balles, d’équipements, de matériel militaire et policier alors que la pandémie était déjà déclarée.

La signature du décret suprême 4168 par la présidente autoproclamée Jeanine Áñez a eu lieu le 27 février de cette année, alors que la pandémie de Covid-19 se développait dans le monde et que son arrivée en Bolivie était imminente.

Dans ce scénario, il était urgent d’acheter des médicaments et du matériel médical, a souligné le candidat du MAS.

En chiffre, le gouvernement de facto a donné à la police 40 millions de bolivianos, environ 5 millions de dollars, pour l’achat de matériel, a-t-il souligné.

Quelques jours après le coup d’État perpétré contre le gouvernement d’Evo Morales le 10 novembre 2019, Áñez a accordé 37,4 millions de bolivianos aux forces armées et a complété la manœuvre par la réglementation qui exempte les militaires et la police de reporter leurs dépenses.

Selon Arce, le Ministère de l’Économie a modifié le Manuel opérationnel du Système de marchés publics et introduit la clause de confidentialité et de réserve.

Dans le même temps, de nombreux médecins et personnels de santé dénoncent le manque de ressources, le manque de préparation pour soigner les malades atteints du Covid-19, ainsi que l’insuffisance des installations pour soigner les patients.

En février dernier, le militant du MAS Luis M. Arancibia, a contesté l’achat d’agents chimiques et de gaz antiémeute par le gouvernement de facto dans le contexte de la présence du nouveau coronavirus.

Selon lui, les dirigeants de facto devraient consacrer des ressources aux médicaments et aux produits nécessaires pour faire face au Covid-19 et ainsi éviter sa propagation.

Selon le quotidien La Razón, le gouvernement d’Áñez a autorisé l’achat de gaz antiémeute pour la police afin de réapprovisionner les stocks utilisés lors des protestations ayant suivi l´annulation des élections du 20 octobre et le coup d’État du 10 novembre dernier.

Suite à la démission d’Evo Morales, forcée par de hauts commandants militaires, des milliers de personnes sont descendues dans les rues pour manifester contre le coup d’État.

Au cours de ces protestations, plus de 30 personnes ont été tuées dans des massacres à Sacaba (Cochabamba) et à Senkata, dans la ville d’El Alto.

peo/mem/otf

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