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Les États-Unis et l´extrême droite continuent à piller les ressources du Venezuela

Par Wiliam Urquijo Pascual

Caracas, 23 avril (Prensa Latina) Les autorités vénézuéliennes sont aujourd’hui confrontées au pillage de ressources financières par le gouvernement des États-Unis, en collusion avec l’extrême droite nationale qui prône des agressions et des mesures coercitives contre le pays.

 Le Département du Trésor des États-Unis a ordonné la semaine dernière à la banque Citibank de transférer les fonds bloqués sur un compte au nom de la Banque Centrale du Venezuela (BCV) vers un autre compte de la Réserve Fédérale nord-américaine.

Dans un communiqué, l’organisme émetteur du pays sud-américain a précisé que cette action s’ajoute à une série d’attaques dirigées depuis Washington, dans le but de s’emparer frauduleusement des biens et des ressources du peuple vénézuélien dans le cadre de l’agression multifactorielle visant à infliger des souffrances à la population.

Il a ajouté que la spoliation des ressources financières du Venezuela a été exécutée directement par le gouvernement de Donald Trump, en collusion avec des députés extrémistes de la droite vénézuélienne, actes qui constituent de graves crimes transnationaux organisés.

La BCV a en outre indiqué que cette situation a une incidence directe sur le développement normal de l’économie vénézuélienne, déjà affectée par le blocus économique et financier mis en place par la Maison Blanche et aggravée par l’impact de la pandémie de Covid-19.

Dans leurs efforts pour provoquer un changement de régime dans la nation sud-américaine, les États-Unis soutiennent un prétendu gouvernement intérimaire dirigé par Juan Guaidó, qu’ils reconnaissent en outre comme président de l’Assemblée Nationale, poste qu’il n´exerce plus depuis le 5 janvier dernier suite un vote majoritaire des députés.

La reconnaissance de Guaidó par Washington et plusieurs de ses alliés internationaux (dont la France) a pour but ‘de conférer une légitimité institutionnelle à la confiscation, au vol et au pillage d’actifs pétroliers et de ressources liquides du Venezuela, selon un article publié par le groupe de recherche et d’analyse Mision Verdad (Mission Vérité).

Lors d’une ‘session à distance’ de la faction parlementaire dirigée par Guaidó, le transfert des fonds appartenant à la BCV, estimés à 342 millions de dollars, qui auraient ‘une destination opaque et corrompue’, a été approuvé.

Mision Verdad a ajouté qu’après le transfert illégal d’argent vénézuélien à la Réserve fédérale une vague de ressources a été approuvée sous la Loi Spéciale du Fonds pour la Libération du Venezuela et le Risque Vital.

Au total, 80 millions de dollars seraient consacrés au financement des dépenses sociales avec une attention prioritaire pour l’urgence humanitaire, le renforcement des relations internationales du prétendu gouvernement mandaté, et le renforcement du pouvoir législatif et de la protection sociale de ses membres, entre autres destinations douteuses.

Selon la source spécialisée, le récit utilisé pour décrire les fins de ces ressources spoliées au Venezuela cherche à induire en erreur l’opinion publique en employant un langage humanitaire mais en même temps déroutant.

Le pillage a eu lieu alors que les États-Unis menaçaient de plus en plus d’attaquer militairement le Venezuela sous le couvert de la lutte contre le trafic de stupéfiants, parallèlement à la recrudescence des mesures coercitives en pleine crise sanitaire mondiale.

Le groupe de recherche rappelle en outre l´implication de Juan Guaidó et de plusieurs de ses collaborateurs dans des scandales retentissants de corruption concernant la gestion de fonds qui seraient utilisés dans des activités humanitaires.

En juin 2019, le média Panam Post a révélé l’implication de délégués nommés par Guaidó dans le détournement de millions de dollars destinés à payer l’hébergement et l’alimentation de militaires déserteurs dans la ville colombienne de Cúcuta.

Ces ressources proviendraient d’actifs illégalement expropriés à des entreprises telles que Monómeros Colombo-Venezolanos, filiale en Colombie de la compagnie d’État Petroquímica de Venezuela (Pequiven), et Citgo Petroleum, détenue par Petróleos de Venezuela aux États-Unis.

peo/oda/Wup

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