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Le procès d’extradition d’Assange aux États-Unis reprendra en septembre

Londres, 7 mai (Prensa Latina) La justice britannique a annoncé lundi que le procès sur la demande d’extradition présentée par les États-Unis contre le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, reprendra en septembre prochain si les conditions le permettent.

 Il faudra faire quelques démarches pour trouver un tribunal qui soit ouvert en septembre, compte tenu de la situation actuelle, et prêt à accueillir cette audience, a déclaré ce lundi la juge Vanessa Baraitser, qui s’occupe du cas du journaliste australien à la Cour des Magistrats de Westminster.

La deuxième partie du procès d’extradition devait reprendre le 18 mai prochain, mais la semaine dernière Baraitser elle-même a accepté de le reporter, notamment car la pandémie de Covid-19 empêcherait Assange et les avocats d’assister au tribunal.

Comme lors de l’audience administrative précédente, les avocats de la défense et les représentants de l’accusation nord-américaine ont participé par vidéoconférence, alors que la juge était présente dans la salle d’audience de Westminster, accompagnée d´une demi-douzaine de journalistes et une poignée de partisans du fondateur de Wikileaks, dont son père John Shipton.

Selon l’avocat de la défense Edward Fiztgerald, Assange n’a pas pu suivre cette fois-ci l’audience depuis la prison de Belmarsh à Londres parce qu’il n’est pas en bonne santé.

Le cyber-activiste de 48 ans a été arrêté en avril dernier à l’ambassade de l’Équateur à Londres, où il a séjourné pendant sept ans pour échapper à une demande d’extradition de la justice suédoise, dans le cadre d’une affaire de délits sexuels présumés qui a été par la suite rejetée.

Après avoir été remis par le gouvernement équatorien à Scotland Yard, la juge Baraitser l’a condamné à 50 semaines de prison pour avoir violé une caution accordée en 2012, alors qu’il était donc réclamé par la Suède, et a ensuite décidé qu’il devrait attendre en prison le résultat du procès d’extradition.

Les États-Unis veulent le juger pour avoir exposé à travers Wikileaks des centaines de milliers de documents et d’archives secrets prouvant les crimes de guerre commis par les militaires étasuniens en Irak et en Afghanistan, ainsi que les actions de diplomates de Washington concernant divers gouvernements et politiciens du monde.

S’il est remis à la justice étasunienne, Assange pourrait être condamné à 175 ans de prison, à partir des 18 chefs d’accusation qui lui sont reprochés, allant de la conspiration pour commettre l’espionnage au piratage informatique.

La nouvelle date et le lieu de reprise du procès seront confirmés vendredi prochain par le tribunal de Westminster, à l’extérieur duquel un petit groupe de partisans d’Assange s’est réuni ce lundi pour exiger sa libération.

Les manifestants ont été sommés de se retirer par la police métropolitaine, sous peine d’une amende pour avoir violé la quarantaine en vigueur en raison du Covid-19, selon une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.

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